<<< Page sur la Provence

MUSIQUE : Instruments de Provence

JEUX :
Jeu n°1 : Reconnaissance visuelle des instruments
Jeu n°2 : Reconnaissance auditive des instruments
Jeu n°3 : QCM sur l'Arlésienne de Georges BIZET
Jeu n°4 : QCM sur le galoubet-tambourin
Jeu n°5 : QCM sur les tambourinaires célèbres
Jeu n°6 : Anagramme
Jeu n°7 : Mots-mélés
Jeu n°8 : Mémoire - Texte
Jeu n°9 : Le jeu de l'intrus
Jeu n°10 : Trouver la fin de la chanson
+ BONUS : Le Jeu du Pendu sur la Provence, sur les instruments de musique, sur les danses traditionnelles.

 

La Provence possède toute une panoplie d'instruments traditionnels : à vent, à cordes, à percussion. Mais l'instrument le plus représentatif de tous les instruments provençaux reste incontestablement le galoubet-tambourin.

 

Choisissez :

Lou Galoubet / Tambourin

Lou Toun-toun

Lou Petadou

Lou Clic-clac et le Tic tac

La Cabreto et la Museto

Lou Frestèu

Le hautbois naturel

Le Fifre et les Bachas

La mandoline et le mandoloncelle

La timbale

Le violon des Alpes

L'accordéon

+ En plus !

Les instruments du Moyen-Âge

Bibliographie

Poème


LE TOUN-TOUN

Ecoute :

Origine : France

Explications : Lou toun-toun (ou doun-doun) est un tambourin à cordes : il se compose d'une caisse de résonance sur laquelle sont tendues des cordes (entre 2 et 8) frappées par une baguette. Il sert d'accompagnement au chanteur. Il est accordé à l'octave ou en quinte, de manière à faire un bourdon (note tenue) ou une rythmique harmonique.

Appelé aussi "toum-toum", "ttun-ttun" ou "tambourin du Béarn".

NB : Précisons que c'est Maurice GUIS qui a "ressorti des oubliettes" cet instrument datant du Moyen-Âge et inventé le système du chevalet mobile ; C'est Marius FABRE puis jean-Pierre MAGNAN qui en ont fabriqué pour le groupe des Musiciens de Provence vers 1970. Plus tard, André GABRIEL a fabriqué un prototype de triple toun-toun.

Fabricants : Gérard SUPERBE (à Fos-sur-Mer, 13), Jean-Pierre MAGNAN (à Orange, 84), Jacky RAGEADE (Quartier Les Prés 06510 Le Broc - 04 93 29 31 66), Jean BAUDOIN (à Pau), Serge CLADÈRES (en Gascogne), + en Navarre ...
Jan-Nouvè MABELLY et son tountoun


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LA CABRETO ET LA MUSETO

Ecoute :

Explications :

La cabreto est une petite cornemuse en peau de chèvre...

La museto a surtout accompagné le quadrille et la contredanse à la fin du 18ème siècle.

PS : On peut également trouver la boha, cornemuse méridonale originaire des Landes ...

Fabricants : Bernard BLANC, Bruno SALENSON (à Nîmes, 30), Jean-Claude BOURRIER (Malijay, 04), Francis MARTINO dit Antoine (à Orgon, 13), MASSE (à St Tropez, 06), + dans les Landes (DEBLANC) ... + Paolo SIMONAZZI (Italie)

André GABRIEL et sa musette de cour - Copyright de l'image : PLANTEVIN


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LOU CLIC-CLAC ou LA TRICANETO

Ecoute :

Origine : Son origine est bien cachée ; on a trouvé un berger camarguais qui l'utilise en 1970 (mais il est d'origine tunisienne!)

Explications : Le clic-clac ou cliquette ou tricaneto est un instrument à percussion. Il s'agit un bout de roseau d'environ 30 à 40 cm, fendu dans sa longueur aux trois quarts. Quand on l'agite de haut en bas, il produit un petit claquement qui permet de faire toute une série de rythmes... On en joue généralement deux à la fois, un dans chaque main, comme si on tapait un rythme par terre avec deux baguettes.

Fabricants : ...

On peut aisément le fabriquer soi-même à condition que le roseau soit sec.

Dans la même famille, on trouve aussi le tic tac. Le Tic tac (ou fouet ou "claquoir") est un instrument à percussion que l'on retrouve autant dans la musique savante occidentale que dans les danses traditionnelles en Provence.  


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LOU PETADOU

Ecoutes : seul ; en orchestre
Petadou d'André GABRIEL - Copyright de l'image : T.PLANTEVIN

Origine : P

Explications : Le petadou fait partie de la famille des instruments à percussion. C'est un tambour à friction : on fait vibrer la peau du tambour en frottant la tige qui y est attachée avec un chiffon humide. Cet idiophone/ membranophone est construit dans une coucourde (ou cougourde, bref une courge séchée). C'est le cousin de la cuica brésilienne.

NB : En Provence, il existe deux sortes de tambours à friction :

  • La pignate : un vase en terre tendu d'une membrane et monté d'une baguette
  • Le braou ?
  • La cigale ou touloure ou la reneto ? : tambour rotatif. (Landais ou gascon)

Fabricants : Yves ROUSGUISTO (à Vence, 06), Francis MARTINO, ...


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LE VIOLON des Alpes

Ecoute :

Origine : Italie

Explications :

Le violon est très pratiqué dans le nord de la provence, dans les Alpes. Il est joué par des violoneux. Il peut être en bois noble ou bien en bois blanc, violon entonnoir et autres inventions insolites !

Les violons du Rigodon - Copyright de l'image : T.PLANTEVIN.

Fabricants : Luthiers divers

Liens : Les violons du rigodon, ...


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LES BANDES DE FIFRES ET DE BACHAS

Ecoute :

Origine : Nice ...

Explications :

Le fifre est une petite flûte traversière en roseau ou en bois ...

Les bachas sont des gros tambours en bois, que l'on frappe avec une baguette ou une mailloche ...

Fabricants : Il y en a uno moulounado !!
>> Georges GIRAUD (excellent, à Cogolin, 06), TASSY (fifres en amandier, à Toulon, 83), HERMITTE (à Cigne le Castellet), Henri CAROSIO (à Marseille, 13), Jean-Simon LEROY (près de Bordeaux), LUBAC ?, etc ...

 

Art :

  • "Le joueur de fifre" (1866) d'Édouard MANET (1832-1883)
  • "Joueur de fifre et de tambourin" d'Henri BONNART (1642-1711)
Fifres Bachas

Liens vers d'autres sites :


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LA MANDOLINE ET LE MANDOLONCELLE

Melonious Quartet quatuor de mandolines de Patrick VAILLANT.

Ecoute :

Mandoline :
Mandole (alto)
Mandoloncelle :
Quatuor :

Description :

La mandoline est un instrument appartenant à la famille des cordes pincées, jouées à l'aide d'un plectre, ou médiator. Depuis son ancêtre, la guiterne du Moyen-Age, elle a évolué vers différentes formes.

La plus connue est la mandoline napolitaine, apparue au XVIIIème siècle, bombée, à quatre cordes doubles, métalliques, accordées en quintes. C'est l'instrument classique qui se décline sur plusieurs registres : mandoline, mandoline ou mandole alto, mandole ténor, mandoloncelle.

En savoir plus (comparez avec les autres régions et pays) : Melonious Quartet, Patrick Vaillant, Orchestre lorrain, L'art de la mandoline, Extraits, Mandolin Café, Orchestre de Tarbes, Cours gratuit de mandoline napolitaine, ...

Fabricants : André SAKELLARIDÈS (à Marseille)


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LOU FRESTÈU

Ecoute :

Origine : Bords de la Méditerrannée

Explications :

Le frestèu est une flûte de pan provençale dont les tuyaux sont de simples roseaux.
"Lorsque le grand public voit ou entend une flûte de pan, il associe immédiatement l’instrument, soit à l’Amérique du Sud, soit à la Roumanie." Pourtant, il existe bel et bien une variété de Flûte de Pan sur les bords de la méditerranée. Souvent attribué au monde pastoral, on retrouve des traces de cet instrument depuis la préhistoire, en passant par le Moyen-âge, la Renaissance et jusqu’à nos jours. Il est assez petit, avec une douzaine de notes maximum.
Le Frestèu est une flûte diatonique mais moyennant un petit effort technique dans l’exécution, les notes altérées sont tout à fait réalisables : l’instrument devient donc chromatique, s’ouvrant ainsi à un répertoire très vaste. De plus, l’instrument étant tenu dans la main gauche, la main droite reste libre pour l’exécution de la rythmique sur un tambour pendu au bras droit. Ce duo Frestèu-tamboril (ou tambourin) augmente les possibilités d’interprétation.

Fabricants : Michel GOUJON (plus connu sous le nom de MIGUELITO, Le Clucheret 04 420 Beaujeu, Tel : 04 92 34 93 42, Fabrique à la commande des frestèu plutôt style d'influence Latino-américaine), mais vous pouvez aisément vous le fabriquer vous-même !

Frestèu et bachas


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LE HAUTBOIS

Ecoute :

Explications :

Le hautbois naturel est très utilisé entre 1830 et 1860 (surtout dans la vallée du Rhône).
Cet instrument se pratiquait sur une aire qui correspond à une partie du Gard, de la Lozère et de l'Hérault. Présent lors de toutes les fêtes pour rythmer les bals, les défilés et beaucoup de festivités, il a failli disparaître dans les années 70, se maintenant seulement aux Joutes Nautiques de Sète et des alentours de l'Étang de Thau.

Cet instrument, fortement marqué par son identité méditerranéenne présente une étendue d'environ 2 octaves chromatiques avec un son très puissant.

Il existe en 2 tonalités : Do et Ré. Il peut être muni de clés lui donna un doigté chromatique moderne proche du saxophone.

Il se fabrique en buis, en ébène, en olivier agrémenté de corne ou de métal.

Fabricants : Bruno SALENSON (Nîmes - 30), Jean-Claude BOURRIER (Malijay - 04), ...

Hautbois


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LES INSTRUMENTS DU MOYEN-ÂGE
encore en usage jusqu'au 19ème siècle dans la musique traditionnelle

Ecoutes :

* Les vents :

* Les cordes :

* Les percussions :


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+ En plus !

En plus de tous ces instruments principaux, on peut distinguer quelques petits instruments à percussion, accompagnateurs de danses :

Les tymbalons (ou timbalons) :

Autrefois dans les grands orchestres, quelques-uns des musiciens accompagnaient les tambourinaires avec ces petits tambours jumelés, que l'on tenait suspendus au cou par une attache (ou portés à la ceinture) et sur lesquels on frappait avec deux baguettes.
Ils étaient constitués de petits cônes renversés à base tronquée en poterie ou en métal, en forme de chaudron, à une seule peau, accordés sur deux notes différentes.
Des lacets de boyaux viennent attacher les épaisses peaux placées sur ces cônes. Selon la nature de ces instruments (poterie ou métal), ces lacets viennent se fixer soit à un bouchon de liège, soit à un petit cercle en fer, placé sous l’instrument.
Une fois les cônes réunis ensembles, cet instrument se porte soit ceint à la taille, soit à une courroie en sautoir.
Le joueur de timbalon frappe sur les peaux, tantôt à droite tantôt à gauche, à l’aide de baguettes ressemblant fort à celles d’un tambour. Pour rendre le son plus puissant, le seul recours est d’exposer l’instrument à une source de chaleur. Notons que le timbalon ne s’accorde pas : il rend toujours les deux mêmes notes.
Cette paire de petites timbales est comparable aux nacquaires médiévales ou orientales.

Photo du haut : Tymbalons anciens de Provence (Ils ont respectivement pour dimension 22 et 20 cm de diamètre, pour 85 et 75 mm à la base pour une hauteur de 17 cm.)
Photo du bas : Plus moderne, plutôt atabal.

Tymbalons anciens Tymbalons modernes

Les cymbalettes ou cymbalets ou palets :

Paire de disques en bronze, en fer ou en acier, d'environ 10 cm de diamètre, que l'on entrechoquait pour marquer les temps et rythmer les morceaux exécutés par l'orchestre des tambourinaires et dont l'un avait un son aigu.
Ils tiennent dans les mains grâce à la présence de lanières de cuir fixées sur chaque instrument.
Leur son se marie bien avec celui des tymbalons.

(cf. Notice de Lombardo ?)

Palets
Michel MONTANARO jouant des palets et du galoubet.

La timbale provençale / La timbalo :

Grand tambour sur lequel le chef d'orchestre donnait le rythme. (Très souvent, il y avait une seule timbale par groupe de musiciens ; elle était réservée à celui qui guidait l’ensemble.)
La timbale provençale est un instrument qui a le même aspect que le tambourin provençal. Mais à la différence du tambourin, elle ne possède pas de timbre et ses deux peaux sont plus épaisses et en chevrette. Egalement, ses dimensions sont différentes, à savoir 39 cm de diamètre pour 60 cm de hauteur donc plus petite. Le fût est généralement peint.
Il se joue de préférence avec une baguette à bout en feutrine appelée "mailloche", et donne un son plus grave et sourd.

(Cette timbale a été réalisée par A. STOITZNER)

Timbalo - Copyright de l'image : R. STOITZNER

Le timbarin :

Le timbarin est une sorte de petite timbale provençale. Le nom "timbarin" est de Christian FLAYOL mais l'instrument est plutôt médiéval (enfin, dans sa version modernisée il est en lamellé-collé). Ses dimensions (25/27 cm) et sa sonorité le rendent beaucoup plus facile à utiliser en musique d'ensemble mobile car le timbarin est léger, sautillant. Il se joue avec une mailloche.

 

Timbarin

Les pelerino ou crousmata (qui vient du grec krousmata) :

Ce sont des coquilles Saint-Jacques que l'on frotte l'une contre l'autre ... Percussion primaire et première, les coquilles permettent une varièté de sons frappés et de raclés.
La coquille Saint-Jacques était le symbole de reconnaissance des pélerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle (nord de l'Espagne) à partir de 1120, date à laquelle cette ville fut reprise par les Croisés.

Pelerino - Copyright de l'image : T.PLANTEVIN

AUTRES INSTRUMENTS :

- Les conques : coquillages dans lesquels on souffle ...


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Bibliographie :

Poèmes :

* Poème de Marc DUMAS > 2011 : La contro-basso dóu coucourdoun
"Ai vist tei grand capèu
De fusian espandit
Troumpeta l'abiho
Amé sei cleiroun d'or.

Permenant tei sounge
Vist tei grand capèu
Escoundènt de crento
Lei quiéu dei vièi canounge.

Aguènt pèd dins l'aigo
Iè permenant tei sounge
Durmès d'un som tant drud
Encoucourda gusas !

T'an cava tant prefound
Aguènt pèd dins l'aigo
Qu'en dounères ta car
Ei manjaire de tian

N'ères pas proun las
T'an cava tant prefound
Ei noto dóu plus bas
Jugant au petadou
Un èr de contro-basso."

* Traduction : La contrebasse de la citrouille
"J'ai vu tes grands chapeaux
De feuillage nourri
Trompéter l'abeille
Avec ses clairons d'or.

Promenant tes songes
Vu tes grands chapeaux
Cachant par pudeur
Les culs des vieux chanoines.

Ayant tes pieds dans l'eau
Y promenant tes songes
Tu dors d'un sommeil si riche
Grand fripon bien dupé !

On t'a creusé si profond
Ayant tes pieds dans l'eau
Que tu en donnas ta chair
Aux amateurs de gratin.

Comme tu n'en étais pas assez las
On t'a creusé si profond
Aux notes les plus basses
Jouant au pétadou
Un air de contrebasse !"

Pour nous écrire :

Autres sites intéressants sur les instruments de Provence : Au fifre niçois, les musiques du Comté de Nice, Lo Cepon, ...


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Et maintenant, à vous de jouer !

NB : Ont participé à l'élaboration de cette page : la classe de 3ème 1 du Lycée Thiers de Marseille (1er) durant l'année scolaire 1999-2000.
© PLANTEVIN.