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LES DANSES en Provence
BALÈTI
et CHANTS À DANSER

La danse est très populaire en Provence. Elle s'accompagne de chants et d'instruments de musique tels que le galoubet-tambourin. Elle est désormais l'emblème de la Provence mais reste également toujours une occasion de faire le fête lors de réunions publiques ou folkloriques telles que le balèti.

La farandole

La gigue

Le rigaudon

La mazurka

La volta

La bourrée

La scottish

La polka et ses dérivés

Le bransle

Le rondeau

La fricassée

La gavotte

Le quadrille

Danses spéciales (danses rituelles, de caractère, de carnaval, de métier) :
La Mauresque, La Matelote, Les Jardinières, Les Cocos, Le Viro-Viro, Les Fileuses, Les filles de marbre,
Le pas grec, Le Brandi montagnard ou Brandi Gavot, Les Cordelles, L'Arlequine, Leï Boufet, La Targo, etc...

Créations modernes

JEUX

Trouver une danse, un mot dans cette page :

Introduction :

Les danses traditionnelles sont nées dans la nuit des temps lorsqu'elles incarnaient encore une expression du sacré, un appel à l'Invisible. Cette origine sacramentelle n'a plus vraiment cours aujourd'hui, seuls les lieux et les dates peuvent rappeler leur origine. Il n'en reste pas moins que la structure de la danse, les mouvements symboliques et le jeu dans sa globalité sacrifient leur gestuelle aux cultes païens.

Bien entendu, l'évolution des sociétés a modelé de nouvelles danses, transformé les précédentes et glissé les ancrages géographiques traditionnels sur des espaces beaucoup plus vastes. La politique, les fêtes laïques, les mœurs sont venues compléter ou modifier les fondements culturels avoués de la danse. Ce glissement est particulièrement intéressant dans le cas de la Farandole, véritable élément de la culture "contestataire" du peuple.

Selon Maurice AGULHON, l'évolution du folklore ne bat pas au rythme trépidant des bouleversements politiques ; si bien que les traditions n'ont pas toujours été la compagne d'un conservatisme politique et religieux. C'est plutôt l'histoire de la fête ou surtout l'esprit festif de la Provence qui est conservé.

COLBERT, en son temps, imposa à ses officiers la pratique de la danse avec des pas complexes, qui sont les ancêtres des pas de danse classique. Ceci dans le but double d’entretenir leur forme et leur souplesse au combat, et de briller dans les bals. C’est en venant en Provence, afin de profiter d’une retraite bien méritée au soleil, qu’ils ont transmis leur savoir aux populations locales.

Les danses provençales peuvent être sacrées ou de fertilité (la danse de la souche, les cordelles), de caractères (le pas grec, les filles de marbre, la gigue, la gavotte), paysannes (la danse des moissons, les vendangeuses), de carnaval (l'arlequine, li boufet) ou mythologique (la farandole, les fileuses, ...)
On peut également distinguer les danses collectives et les danses en couple. Mais le problème concernant ce classement est que cela dépend souvent des époques. Une même danse a pu être collective à l'origine puis être dansée en couple par la suite (Par exemple, la mazurka).
Enfin, on peut aussi les classer comme suit : La danse libre, la danse imitative, les danses christianisées, les danses basées sur les rites agraires (danse d'armes, danses de carnaval, rondes de mai et bransles, danses de semailles et de la récolte, danses pastorales et figuratives de métiers), et les danses de haute-civilisation.

Remarque : Vous verrez que de nombreuses danses sont issues de la contredanse. Or une contredanse est une danse campagnarde (vient du terme anglais "country dance")

 

+ Les danseurs : Pour les danses de caractère (La gigue, le pas Grec, la gavotte, les Filles de Marbre, la farandole masculine, la matelote, l'Arlequine), les maîtres et prévôts de danse de l'Armée exercèrent leur art jusqu'en 1870 et dans la Marine jusqu'à la guerre de 1914 dotant les jeunes gens venus de toutes les classes de la société d'une solide formation de danse classique. Des diplômes de Maître et de Prévôt de danse étaient décernés par un jury à la suite d'un examen sur la tenue, la force, la souplesse et la grâce d'un danseur, ses qualités d'invention et d'exécution.
Les danses de caractère, à la suite de la démobilisation de la guerre de 1870 ont pénétré les villes et villages et des sociétés de danses en sont issues. Les danses traditionnelles telle que la Farandole ont ainsi leur pendant dans une danse de caractère exclusivement masculine.

 

NB : Pour écouter les extraits proposés, cliquez sur le haut-parleur. Les extraits sont compressés soit des fichiers midi, soit au format mp3 (qualité moyenne) ou ram (assurez-vous que vous avez un realplayer sinon vous pouvez le télécharger gratuitement sur www.realplayer.com).


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JEUX sur les danses de la Provence

JEUX :
Jeu n°1 : Reconnaissance visuelle des figures de danses
Jeu n°2 : Reconnaissance auditive des musiques de danses
Jeu n°3 : QCM sur la farandole
Jeu n°4 : QCM sur l'échauffement physique à un entrainement de danse
Jeu n°5 : Anagramme
Jeu n°6 : Mots-mélés sur les danses trad.
Jeu n°7 : Le jeu du pendu sur les danses traditionnelles.


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LA FARANDOLE / LA FARANDOULO

Écoutes :

  • Seulement le galoubet/tambourin :
  • Tout un orchestre :
  • En concert :
  • Quatuor de Mandolines :

Fichiers midi :

  • La farandoulo dis acabaires / La farandole des "acheveurs" :
  • La farandoulo de l'óulivié / La farandole de l'olivier :
  • La farandoulo de l'étoile / La farandole de l'estello :
Explications :

Étymologie : Le Bourguignon de Secqueville, 1775 ? On parle de Farandole en Provence et barandello en Languedoc. >> Danse méditerranéenne.

Origine : On dit que la farandole est la plus ancienne des danses...
En tous cas, de toutes les danses traditionnelles, c'est sûrement elle la plus caractéristique et la plus représentative de la Provence !
En effet, on retrouve son image dans les dessins décoratifs des civilisations méditerranéennes de l'âge du Bronze...
Dans la farandole, on distingue les thèmes des rites agraires primitifs qui sont à l'origine de la plupart des danses folkloriques comme la figure du labyrinthe (ou escargot ou spirale) et celles du serpent et de la voûte.
La farandole serait une danse exécutée primitivement autour du feu, pris comme support du soleil, de la lumière, ce qui correspondrait à la signification archaïque de sa principale figure, la spirale.
Elle est aussi devenue une danse réglée comme un ballet, destinée au spectacle avec ses pas compliqués, nets et précis.

Description : Danse festive... Le thème de la danse collective est bien méditerranéen, il déroule sur des bas reliefs et des vases de la plus haute antiquité sa frise décorative de danseurs avançant en front ouvert, se tenant par les mains. La farandole serait une danse exécutée primitivement autour du feu, pris comme support du soleil, de la lumière, ce qui correspondrait à la signification archaïque de sa principale figure, la spirale. Elle est aussi une danse réglée comme un ballet, destinée au spectacle avec ses pas compliqués, nets et précis.
Elle unit garçons et filles (alternés) qui se prennent par la main, désormais pour finir le balèti >> "Aro qu'avèn tout acaba" / "Maintenant que nous avons tout achevé".
NB : En outre, il existe aussi des farandoles masculines qui sont des danses de caractère souvent assez énergiques !

+ Les farandoles techniques : Les premières farandoles techniques, utilisant les pas du répertoires des Maîtres de danse, apparaissent vers 1880 en l'honneur de fêtes organisées par Frédéric MISTRAL en Arles. À cette époque là, apparaissent les premières "Sociétés de farandoleurs" dans beaucoup de villages de Provence… Ces sociétés donneront naissance, au début du XXème siècle aux groupes folkloriques provençaux qui élargiront le répertoire à d'autres types de danses (populaires, rituelles, carnaval…).
Tempo : Rapide

Structure :

Improvisation... Un meneur guide la chaîne en dessinant une forme de serpent... Il existe plusieurs variantes afin de rendre plus sympathique le parcours...

Rythme : 6/8, ternaire
Sens : En forme de serpent...
Position de départ : On se tient tous par la main (comme un crochet), formant une longue chaîne...

+ Pour en savoir plus : Page spéciale Analyse de farandoles avec quelques exemples célèbres détaillés : La farandoulo dis acabaires, di Tarascaires, ...

Photos : au temps des Pharaons, "La Carole" au M-A, au 18ème siècle, au 19ème, au 20ème, au 21ème, ...

Vidéo :

  • On peut par exemple entendre une farandole dans 2 films célèbres : Voir dans la saga du "Flic à St Tropez" ("Le gendarme se marie" et "Le gendarme en balade") ...
  • Concours de farandoles à Bagnols-sur-Cèze (30)

PS : Danse ternaire à 2 temps (donc 6/8) rapide, qui se rattache de ce fait, à la gigue écossaise et la saltarelle ou tarentelle italienne.

À vous de jouer !


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LOU RIGAUDOUN ou LE RIGODON

Écoutes : "Lou rigaudoun dóu calignaire" ; "Les violons du rigodon" ; "Le rigaudon du Champsaur"
Explications :

Origine, étymologie : D'origine italienne ou provençale (?),
Jean-Jacques ROUSSEAU et R.BUSQUET affirment que le rigaudon tirerait son nom du célèbre maître à danser marseillais : RIGAUD (17ème siècle). Mais cela ne peut être retenu puisqu'il est question de cette danse bien avant lui.
D'autre part, Chas d'albert (auteur anglais) dit qu'il y eut à Marseille vers 1485, un maître de danse marseillais du nom de Regadon, qui fut le promoteur de ce pas célèbre. Ceci est confirmé par GOLDONI dans "Scuola di Ballo".
RABELAIS en parle également.

Description :

Le rigaudon est une danse joyeuse, chantée autrefois "a cappella" (sans accompagnement instrumental) qui daterait de la Renaissance et qui était fort en usage au 17ème siècle en Provence. Le rigaudon fut roi en Provençe, ses "jetés" largement ouverts plaisaient aux danseurs. L'Église a voulu l'interdire en menaçant d'une forte amende. En effet, en 1644, Antoine GODEAU, évêque de Vence, avait interdit pareille danse. Le clergé jugeait le rigaudon indécent car outre des paroles toujours malicieuses, les femmes, en levant haut la jambe, dévoilaient leurs dessous (et le reste). Les sous-vêtements dans le costume traditionnel se résumant aux jupons fendus et à la chemise, voire, au pantalon ouvert, il est facile d'imaginer le spectacle qui s'offrait aux esprits puritains... L'évêque lança donc un mandement contre le curé de Mouans-Sartoux, en décidant que les danseurs de rigaudon ne seraient plus enterrés en terre sainte. De même en 1664, Claude CRESP, un curé de Grasse, dénonça les "postures et grimaces indécentes du Rigodon" et un arrêté exigeant une amende fut prononcé. Son interdiction fut même promulguée par des arrêts du Parlement. Ces interdictions continuèrent jusqu'en 1675... Quel danger couraient donc les danseurs qui passaient outre cette interdiction ? Sans doute l'Enfer !
Cependant, l'âme du peuple provençal étant à la bravade, les danseurs et les tambourinaires ont continué, outre les interdictions et les amendes, à danser le rigaudon... Et le rigaudon sortit victorieux de cette lutte, et le brave curé continua d'ôter les excommunications de ses paroissiens. Ainsi, rien n'est venu à bout du rigaudon. Il fit même son apparition à la Cour et au théâtre au 18ème siècle, et Jean-Philippe RAMEAU composa le célèbre "Rigaudon de Dardanus". Le rigaudon devient alors une danse pleine de grâce, aux mouvements stylisés. Aujourd'hui, il retrouve sa verdeur provençale de ses débuts.

Le thème du rigaudon est une poursuite galante. On y retrouve le symbolisme des danses de fertilité par l'antique motif de changement de femme et le martèlement du sol ; la danse évoluant en cercle (comme le soleil ? symbolisme social ?).

Le rigodon est désormais principalement pratiqué dans le Comté de Nice (sous le nom de "Sirigauda"), sur la côte d'Azur, également par les violoneux des montagnes des Alpes, dans le Dauphiné méridional. Mais on le trouvait aussi autrefois dans les Cévennes, le Massif-Central, la Savoie et même en Andorre. Dans les noces, la coutume veut que ce soit les mariés qui dansent le premier rigodon puis le garçon d'honneur et sa cavalière se joignent à eux au deuxième rigodon formant un rigodon à quatre danseurs puis les couples se rajoutent les uns après les autres, on lui donne alors une forme circulaire...
Cette danse vive, à 2 temps (ou 4), marquée d'un martèlement continu du pas, est ponctuée de cris stridents des danseurs : "Hi ! Fou !", imitant le hennissement des chevaux, symbole de force et de fécondité.

Les musiciens reprennent plusieurs fois l'air du rigodon mais le pas est si fatiguant que les danseurs n'en enchaînent généralement pas plus de deux et se contentent parfois de le chanter sur des paroles toujours gaies ou malicieuses :
- "Ma maire n'avié qu'uno dènt, / Ma mère n'avait qu'une dent,
Toujour brandavo quand fasié grand vènt, / Qui toujours branlait quand il faisait grand vent,
Moun paire qu'èro manichau, / Mon père qui était maréchal-ferrant,
La li picavo à cop de martau. / La lui enfonçait à coups de marteau."

- "Ai cinq sòu, / J'ai cinq sous,
Ma mio n'en a que quatre, / Ma mie n'en a que quatre,
Coumo farèn ? / Comment ferons-nous ?
Achetarèn un cuié e un toupinòu, / Nous achèterons une cuillère et une marmite,
Li manjarèn tóuti dous. / Nous y mangerons tous deux."
- "Nous mangerons une omelette,
Nous danserons un rigaudon."
- "Dansez bien, la jeunesses est si brève,
Les beaux jours, amis, ne durent guère,
Rire, rire, rire,
Il vaut mieux en rire,
Frères, venez donc,
Danser le Rigodon." (bis)

C'est une danse mimique qui s'accompagne normalement de la volte. NB : RABELAIS a même écrit : "le rigoron pirouy" ("le rigodon pirouette", qui serait une association du rigodon et de la volte...) en faisant l'énumération des danses, à la suite du Souper des Dames Lanternes (dans le Vème livre de Pantagruel).

"Rigaudon" ou "rigodon" ? Les deux s'utilisent mais le premier possède la diftongue typique de la Provence, alors que la seconde désigne la forme de la danse (soit AABB, forme à répétition)

+ Lien Wiki

Tempo : Vif

Pas / Structure :

Pas jeté suivi d'un fouetté (qui s'exécute sur place, sans avancer ni reculer : "Qu bèn danso, pau n'avanço")
(cf. "Dictionnaire de la Danse" de COMPAN, 1787).

Rythme : 2/4 ou 4/4, binaire
Rythme de base : ! ! !
Sens : S
Position de départ : Début immobile, pieds en 1ère position.

+ Cas particuliers :
- Le Rigaudon rude : Danse avec sauts pour faire pousser la végétation. En 1664, jugée indécente, elle fut interdite, avant de devenir une "danse de cour" ou de "salons". Elle était tellement rude et expressive (suggestion sexuelle) que l'interdiction de la danser fut prononcée sous peine d'excommunion. C'était le prototype des danses du sabbat.
- Le Rigaudon de salon

Voir : http://www.mairie-saintjeannet.fr/social/associations/courcoussoun/danses/danses.html

Photos :

+ Un exemple célèbre :

* Lou rigaudoun dóu Calignaire / Le rigodon de l'amoureux :

- Présentation de cette chanson : Cette chanson burlesque, comme savent les faire les provençaux, raconte l'histoire d'une jeune fille qui s'en est allée danser le rigaudon à Marseille et à Toulon car son amoureux, au village, ne lui convenait guère et pour cause : il avait le nez tordu et surtout, ne savait pas danser !!!
Elle va y faire de belles rencontres (parfois intéressées) : des chevaliers de l'armée, des marins et des gros marchands... .

- Paroles et Musique : Anonyme, traditionnel, 15ème siècle.

Version originelle :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
Maire se sabias, d'ounte vène, d'ounte vène,
Maire se sabias, d'ounte vène, me batrias,
Vène de Touloun, de Touloun e de Marsiho,
Vène de Touloun, pèr dansa lou rigaudoun.

REFRIN :
Aviéu un calignaire, m'agradavo pas,
Avié lou nas de cair' e sabié pas dansa.
Aquéu calignaire m'agradavo gaire,
Aquéu calignaire m'agradavo pas.

COUBLET N°2 :
I'a li chivalié, de l'armado, de l'armado,
I'a li chivalié, parlon d'amour voulountié,
L'espaso au coustat, bello mino, bello mino,
L'espas' au coustat, sabon se fair' escouta.

AU REFRIN

COUBLET N°3 :
I'a tant de marin, pèr la danso, pèr la danso,
I'a tant de marin pèr la danso plen d'entrin.
Rire que fai gau, cambo lèsto, cambo lèsto,
Rire que fai gau, cambo lèsto e pèd descaus.

AU REFRIN

COUBLET N°4 :
I'a li gros marchand, li pistolo, li pistolo,
I'a li gros marchand, li pistolo e li diamant.
N'an si cofre plen, de coulano, de coulano,
N'an si cofre plen, de coulano e de pendent.

AU REFRIN

COUBLET N°5 :
Ah lou bèu païs, tout fai fèsto, tout fai fèsto,
Ah lou bèu païs, tout fai fèsto e tout ié ris.
Maire se voulias, vosto fiho, vosto fiho,
Maire se voulias, aqui la maridarias !

AU REFRIN

COUPLET N°1 :
Mère si vous saviez d'où je viens,
Vous me battriez,
Je viens de Toulon et de Marseille,
Pour danser le rigodon.

REFRAIN :
J'avais un amoureux, il ne me plaisait pas,
Il avait le nez de travers et ne savait pas danser.
Cet amoureux ne me plaisait guère,
Cet amoureux ne me plaisait pas.

COUPLET N°2 :
Il y a les chevaliers de l'armée,
Ils parlent d'amour volontiers,
L'épée au côté, belle mine,
Ils savent se faire écouter.

AU REFRAIN

COUPLET N°3 :
Il y a tant de marins pour la danse,
Plein d'entrain.
Rire qui rend joyeux, jambe leste,
Et pieds nus.

AU REFRAIN

COUPLET N°4 :
Il y a les gros marchands, les pistolets,
Et les diamants.
Ils en ont des coffres pleins, des colliers
Et des bijoux (boucles d'oreille).

AU REFRAIN

COUPLET N°5 :
Ah le beau pays, tout y est fête,
Et tout y rit.
Mère si vous vouliez, votre fille,
Ici vous la marieriez !

AU REFRAIN

Sources : .
Enregistrements :
>>> Discographie : On peut entendre ce chant enregistré par Jean-Noël MABELLY, André CHIRON, Jean-Bernard PLANTEVIN, Hombeline, Mai Aqui, ...

Citation :
"À pincer le Rigodon,
Chaque jeune homme s'apprête." (DÉSAUGIERS)

À vous de jouer !


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LA VOLTA / LA VÓUTO

Écoute :

Explications :

Danse d'origine provençale (et non italienne comme on l'a longtemps pensé), c'est une danse à trois temps qui apparut après les danses de salons, les menuets, au cours desquelles les danseurs se touchaient à peine le bout des doigts. Dans la volte, le cavalier prend la fille par la taille et la fait virevolter. Elle est basée sur un rythme ternaire, avec des tournoiements, des balancements, des sauts majeurs permettant au cavalier de faire virevolter la cavalière en la soulevant à bout de bras, le cavalier prenant la fille par la taille. Ses sauts étaient ponctués à l'origine par des coups de cymbales.

La volte fut une danse révolutionnaire sous la Renaissance car elle succédait à la basse danse. Dans la basse danse, le cavalier, portant épée, cape et gants et la dame en robe à traîne et gants, se tenaient du bout des doigts, faisaient de lents pas glissés. La volte remplaçait les mouvements étroits par de amples mouvements, elle inaugurait la danse en couple fermé.

La volte est une danse de couples très gracieuse et fort spectaculaire avec ses portés et ses enlevés très proches du pas de deux classique.
Elle marque la première incursion du rythme ternaire parmi les danses populaires européennes. D’origine purement provençale, la volte est très ancienne. On la trouve mentionnée dans l’Orchésographie de Toinot D’ARBAUD (1585). C’est vers cette époque qu’elle gagne les Cours de France et d’Europe. Il est admis de voir dans la volte l’ancêtre direct de la valse.

Elle fut dépopularisée au 17ème siècle avec l'arrivée du puritanisme imposé par la Cour de Louis XIII car c'est une danse à caractère "érotique" ! Notons une anecdote à ce sujet : pour limiter les indécences de la Vouta, les dames inaugurèrent le port de petites culottes pour la danse afin, je cite : "d'éviter de montrer des choses agréables à la vue..."

Ainsi, c'est finalement peut-être l'ancêtre de la valse !

Photos : au 18ème, au 19ème

À vous de jouer !


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LA MAZURKA

Écoute :

Explications :

D'origine polonaise (16ème siècle), la mazurka s'est répandue en Europe au milieu du 19ème siècle, comme la polka ou la valse. Elle a été popularisée en France avec les chansons de Charloun RIEU depuis seulement le 20ème s (exemples : La mazurka souto li pin, la mazurka de St Andiou, la mazurka di firuso, ...)

Au début, elle était jouée avec une certaine lenteur et dansée avec souplesse et grâce. Vers 1900, on l'a accéléré ; il y avait 4 pas principaux (le glissé, le basque-polonais, le boiteux surtout chez les débutants !, et le coup de talon). À l'origine dansée selon un rond général, c'est par couples isolés qu'on la danse en Provence jusqu'en 1935.

Danse à 3 temps où le 2ème temps est joué assez sec, de manière à donner une impression d'accent. Ce qui provoque un effet de sauté renforçant le visuel, le pas dansé.

Il existe plusieurs variantes selon les lieux et les époques : le quadrille-mazurka, la polka-mazurka, ...

Comparaison avec la valse :

La Valse
En commun
La Mazurka
  1. Origine : France et Autriche. Vient de la volta (Moyen-Âge)
  2. Tempo rapide (noire=152) à très rapide (noire=190).
  3. Structure libre, différente selon le type de valse : viennoise, musette, ...
  4. L'accent est sur le temps fort de la mesure, c'est-à-dire le premier temps.
  • Mesure à trois temps, chiffrée à 3/4.
  • L'abondance des triolets est une caractéristique commune avec la valse.
  1. Origine : Pologne. 16ème siècle > 19ème siècle en Provence.
  2. Tempo modéré : 132 à la noire, nettement plus lent que celui de la valse.
  3. Dans la structure mélodico-rythmique, chaque phrase comporte habituellement une « carrure » de 24 temps (huit mesures), souvent répétée.
  4. La fin de la phrase tombe fréquemment sur le deuxième temps, et accentuation du 3è temps pour relancer le cycle de la phrase mélodique > Donc accentuation des temps faibles.
  5. Un rythme pointé et de grands écarts mélodiques (par exemple sauts d'octave).

Exemples célèbres :

À vous de jouer !


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LA BOURRÉE

Écoute :

Explications :

Danse toujours mixte, elle se retrouve dans toutes les régions de France, elle est donc construite de manière très variée selon les régions. Mais elle est le plus souvent ternaire (balancement des bras) et sa structure musicale est toujours la même (binaire : AABBAABB...). Le cavalier et la cavalière ne se quittent pas des yeux pendant toute la durée de la danse.

Exemples célèbres :

À vous de jouer !


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LA GIGUE

Écoute :

Explications :

Elle viendrait des îles britanniques (Écosse) connue sous le nom de Jig.

Danse saccadée et rapide très populaire en Occitanie, c'est une danse d'hommes de haute technicité, souvent même de soliste construite sur 2 phrases musicales répétées "à l'infini" sur des paroles humoristiques.

À 2 temps mais à la fois binaire et ternaire.

Exemples célèbres :

À vous de jouer !


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LA SCOTTISH / L'ESCOUTICHO

Écoute :

Explications :

D'origine britannique (Écosse), elle est tantôt sautée, glissée ou valsée, mais ayant toujours comme base des pas de polka (à 2 temps). En Provence par exemple, on la saute davantage qu'en Auvergne ou en Gascogne. On parle de scottish-polkée-sautée ou de scottish avec galop et valsée, etc...

Exemples célèbres :

NB : Certaines danses de salon comme "le pas des patineurs" ou le "pas de quatre" sont dérivées de la scottish. Polka des patineurs :

À vous de jouer !


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LE QUADRILLE (ou la danse carrée)

Écoutes :

Explications :

Le quadrille est le résultat d'une évolution de l'ancienne contredanse. Mais vient-elle de Normandie ou d'Angleterre (country dance) ? Ils ne sont pas d’origine provençale, mais les provençaux les ont rapidement adoptés et leur ont imprimé leurs propres couleurs.
C'est une danse de salon qui s'exécute à 4 (ou 2) couples de 4 danseurs disposés face à face qui enchainent une série de motifs.

On en parle déjà au 16ème siècle mais ce n'est qu'après 1850 que l'on voit apparaitre sa forme actuelle. Le quadrille est un enchaînement de 5 ou 6 figures :

(Exemple : "La Noce a Fricotte" comprend 5 figures.)

On peut remarquer que cette danse était toujours accompagnée par la museto à la fin du 18ème siècle.

À vous de jouer !


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LA FRICASSÉE / LA FRICASSEIO

Écoute :
Explications :

Origine : Danse rituelle qui représentait à l'origine la lutte entre l'été et l'hiver. Danse très ancienne (Moyen-Âge ?), on n'est pas encore d'accord sur ses origines (Elle résulte en fait de la contredanse). Quoi qu'il en soit, elle est très populaire en Provence car elle a pris un caractère "bon enfant". Très à la mode dans les salons parisiens du second empire. À l'origine danse de caractère du répertoire des Maîtres de danse de l'armée, la forme actuelle de la "fricassée" est plus populaire et dénudée des pas techniques qui ont pu exister au siècle dernier.

Description : Interprétée comme un jeu, elle mime une taquinerie entre un homme et une femme, et donc se danse en couple. Il semble que ce soit une danse de "dispute" (querelle amoureuse, scène de ménage, duel guerrier, rite de retour du printemps, ...?) où les deux amoureux finissent par se réconcilier à la fin ; La danse se termine par des embrassades.

Costumes des danseurs : Costumes de paysans ou pêcheurs
Tempo : Moderato plutôt rapide (et parfois en accélérant) à vif

Structure :

A) Jeu mime :

  • 1 : frapper les mains sur les cuisses
  • 2 : frapper dans ses mains
  • 3 et 4 : faire une menace avec la main droite
  • 1 : frapper les mains sur les cuisses
  • 2 : frapper dans ses mains
  • 3 et 4 : faire une menace avec la main gauche
  • 1 : frapper les mains sur les cuisses
  • 2 : frapper dans ses mains
  • 3 : menace main droite
  • 4 : menace main gauche
  • 5 : menace main droite
  • 6 : menace main gauche
  • 7 : menace main droite
  • 8 : menace main gauche.

B) Moulinet : Le garçon et la fille se prennent par le bras droit et tournent sur place en 8 pas sautillés (ou de polka) ; on frappe dans ses mains et on change de bras pour tourner en sens inverse, sur place, en 8 pas sautillés (ou de polka).

C) Suite : On peut ensuite se frapper les deux mains une à une, frapper du pied, des genoux, se toucher en rebondissant dos à dos, se taper des coudes, les coups de poings, se tirer le nez, le menton, l'oreille, les cheveux, se toucher les mains, s'embrasser ...

Rythme : 2/4, binaire
Sens : Sur place
Position de départ : 2 par 2

Exemple célèbre :

  • "L'Arlésienne" (PS : Rien à voir avec l'oeuvre de G.BIZET !) : Il s'agit d'une des nombreuses contredanses à la mode sous le Premier Empire. Elle fait partie du fonds populaire français. L'air est celui de "Quand on va boire à l'écu", qui figure dans la Clé du Caveau (1816).
Photos :

À vous de jouer !


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LA GAVOTTE

Écoute :
Explications :

Origine : Existant depuis au moins le 16ème siècle, la gavotte viendrait des Alpes ou du Béarn. En tous cas, son nom vient des montagnes !

Description : Née en pays gavot (la montagne), cette danse de brigue qui prêtait à la virtuosité, gagna toute la Provence et la France au XVIIème siècle où elle était même célèbre à la Cour du Roi. Elle évolue, selon les régions, vers la danse de caractère, modèle d'agilité et de grâce. Les anciennes gavottes étaient des des ensembles de bransles choisis par les musiciens, que l'on dansait en rond ou en chaîne ouverte, sur une allure vive, entre-coupées de plusieurs petits sauts. À certains passages, un couple d'habiles danseurs se détachait pour exécuter seul des pas plus compliqués.
Mais la caractéristique de la gavotte était l'échange des baisers et l'offrande du bouquet à l'organisateur de la fête.
Aujourd'hui, elle sert d'épreuve pour l'obtention du titre de "Prévôt de Danse" dans les Assauts de danse qui se déroulent chaque année dans les sociétés folkloriques qui perpétuent sa technicité traditionnelle. Danse binaire à 2 temps de forme très carrée (et même à caractère militaire !)
Dans "l'Orchesographie", le pas de gavotte consiste en un sautillement sur un pied tandis que la pointe de l'autre est tendu vers le sol. Très en faveur à la cour de Louis XIV, XV, XVI, elle renferme tous les pas du ballet classique (jeté, pas de basque, entrechats, ...)

Tempo : M

Structure :

A) Mouvement sur place :

  • 1 : tendre la jambe gauche devant soi, pointe au sol.
  • 2 : ramener la jambe gauche, pieds joints
  • 3 : t
  • 4 : ramener la jambe droite,

B) Balade : (4 fois)

  • et 1 et 2 : deux pas chassés
  • et : appui sur pied droit pour la fille et gauche pour le garçon
  • 3 : pointer le pied G pour la fille, D pour le garçon

C) Final et virolet :

  • 1 et : revenir pieds joints
Rythme : 2/4, binaire
Sens : Déplacement latéral en pas chassés
Position de départ : Par couples, sur une ligne.

Exemple célèbre :

  • "La Gavotte de Vestris" : Rebaptisée "Gavotte de Vestris" à la suite du succès d'une chorégraphie de M.GARDEL interprétée par VESTRIS (1729-1808, un des plus célèbres danseurs de son époque), cette pièce est en fait extraite de la comédie lyrique "Panurge dans l'isle des lanternes" de GRÉTRY, où elle porte le nom de "Air des Morlaques" (1785). Pourtant, cet air s'apparente à un rigaudon et ne possède aucun élément caractéristique d'une gavotte du XVIIIème siècle. Cette dans devient célèbre, entre au répertoire de bal et constituera bientôt, à la ville et dans l'armée, l'épreuve obligatoire pour l'obtention du brevet de prévôt de danse. La version présente dans le premier volume des "Oeuvres posthumes" de CHÂTEAUMINOIS (Laugier, Paris, vers 1812) est plus simple que celle jouée de nos jours.
Photos :

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LA POLKA et ses dérivés

Écoute :

Explications :

Danse d'Europe de l'Est. Origine bohémienne car, contrairement à une étymologie populaire largement répandue, il semble que le mot 'polka' dérive simplement du tchèque 'pulka', qui signifie 'une / la moitié', peut-être en raison de son rythme en 2/4. Elle arriva dans les capitales française et anglaise en 1840 et fit probablement son apparition en Provence durant la décennie suivante. C'est une véritable danse populaire jusque dans les années 1930 ("polkamanie") ; on l'apprend sans maître.

Chaque province a adapté la polka à sa manière, et nos polkas occitanes reflètent, par leurs motifs musicaux et leur style, notre tempérament.

Exemples célèbres :

Ses dérivés :

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LE BRANSLE ou BRANLE / LOU BRANDE

Explications :

D'origine médiévale et française, le bransle est de rythme binaire ou ternaire, souvent accompagné par le chant, à la mode au 16ème et 17ème siècle. Cette danse est caractérisée par une constante oscillation du corps. Elle fit partie de la Suite.

Exemples célèbres :

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LE RONDEAU

Origine : Sud-Ouest de la France, Moyen-Âge, Forme : ABACADA.... Chaque chanteur rentre dans la ronde et chante un couplet puis le choeur reprend le refrain ...

+ Le Mazet : Ce Rondeau de Basse-Provence encore appelé « Pichoun pas » (petits pas) doit son nom à une chanson du félibre ROUMIEUX, sur l’air de laquelle il se danse. En réalité, ce Rondeau exécuté par de très jeunes filles est un Brandi (Bransle). Danse d’origine médiévale destinée à être dansée autour du feu. Cette danse est la première qui est enseignée aux jeunes danseuses du Rampèu (groupe folklorique provençal).

À vous de jouer !


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DANSES SPÉCIALES

Il existe en Provence certaines danses qui s'exécutent seulement pour certaines occasions particulières.

>> Les Danses Rituelles : Ces danses ont conservé très largement leurs formes rituelles et corroborent une vision mythologique des traditions.

* La danso di ceucle / La danse des Cercles : Également appelée "danse des treilles" (Languedoc) ou des "jardinières", elle s'apparente aux danses traditionnellement exécutées aux fêtes des vendanges et des moissons. Danse qui permet d'envisager une récolte abondante et de remercier les Dieux. Elle daterait de la fin de l'âge de bronze. Danse binaire sur un pas de polka, avec 2 motifs mélodiques de chacun 12 mesures à 2 temps assez lent. Dans les différentes variantes de figures, on retrouve toujours les doubles files parrallèles et les chassés-croisés. Elle symbolise la fertilité.

* Li courdello / Les cordelles, les rubans : Danse très ancienne que l'on trouve dans d'autres pays d'Europe.
Ce rite dérive du mythe de l'Arbre Cosmique : La figuration d'un arbre par un simple mat et les rubans multicolores tressés représentent l'union entre la Terre et le Ciel et la capacité à se projeter au centre du monde pour faire monter au Ciel prières et offrandes et en recevoir les forces bénéfiques. La marche sinueuse des danseurs dessinant un serpent symbolise la fécondité, le mât levé vers le ciel est signe d'offrande et l'encerclement un signe de fertilité. Au Moyen âge, avec l'institution des corporations, on a cru qu'il s'agissait d'une danse imitative du métier de cordier et on lui adapta des paroles sur le tressage de la corde. Peu dansée en Provence à l'origine, elle a été remise à l'honneur par les groupes folkloriques. Mais, avec l'oubli du mythe originel, elle fut rattachée à la Corporation des Cordiers qui fut très présente à Marseille.
Les jeunes filles entrelacent des rubans autour d'un mât. Les provençaux en ont fait une danse de métier (les cordeliers). Les entrelacements des rubans sont entrecoupés de chants en rapport avec ce métier.
Disposés autour d'un mât et tenant chacun et chacune un ruban dans chaque main, les danseurs font une série de croisement de manière à tisser ce dernier sur le mât. Puis une fois complètement enroulé, on exécute les pas de manière inverse afin de démêler le ruban jusqu'au retour de la position initiale. Danse binaire à 2 temps assez lente, avec 2 motifs mélodiques le premier de 4 mesures répétées, le second de 10 mesures se terminant "ritenuto".
Le plus simple est de considérer la danse des Cordelles comme une danse artisanale, celle des cordeliers. Les rubans forment les rayons d'une immense roue, emblème solaire. Pour certains ethnologues, les rubans partant du mât forment les rayons d'une immense roue, symbole solaire. Néanmoins, les danses autour d'un mât central sont connues dans diverses cultures. Elles prennent la forme de la danse du soleil chez les Sioux du Dakota, lors de laquelle les officiants se pendent aux cordes du mât par des crochets plantés dans la poitrine, et se mettent à tourner à toute allure. La danse des cordelles est en Provence bien moins spectaculaire mais d'une valeur symbolique évidente. Le mât central est une sorte d'axis mundi, axe du monde reliant ciel et terre et soutenant les nues comme les arbres sacrés connus partout dans le monde. On danse autour d'un mât comme autour de ces arbres en chantant tel un hommage rendu au cosmos auquel l'Homme est intégré. La danse en rond matérialise, peut-être, le rythme du monde.
Dans la danse des cordelles, le mât central symbolise un arbre de vie, un centre de fertilité tel le poteau du mât de cocagne. Au sommet de ce mât sont attachés des rubans rappelant les rayons d'une roue qui classiquement est le symbole du soleil. Le tressage des rubans en cours de danse symbolise la trame de la vie, les différents évènements de la vie d'un homme.
La mélodie de cette danse est un "timbre" anonyme, très répandu dans toute la France depuis le XVIIème siècle. Il a servi de support à d'innombrables chansons françaises (chansons à boire, chansons satiriques) puis provençales. Les provençaux l'ont tout naturellement utilisé comme l'un des airs pouvant accompagner cette danse. C'est François VIDAL qui l'a publié pour la première fois ("Lou Tambourin", 1864) comme provenant du territoire de l'étang de Berre.
Effectif : 16 jeunes filles
Costumes : Paysanne, poissonnière ou artisanne
Accessoires : 1 mât avec rubans colorés
Durée : 4 minutes
Paroles du chant qui accompagne cette danse :

Li fiho :

Li garçoun, lis ome :

"Sian fiho de courdelié,
Fasen de courdello.
E dins noste bèu mestié,
Servèn forço bello.
Dins nosto boutigo vèn
De touto sorto de gènt,
Mai li pu poulido
Soun li miés servido."

"Sian de jouine courdelié,
Fasen de courdello.
N'i'a pas de pu bèu mestié,
De vido tant bello.
Dins nosto boutigo vèn
De touto sorto de gènt,
Li recebèn bèn (bis)
Touto li pratico
Dins nosto boutigo."

Li dous :
"Nòsti rèire, dins soun tèms
Fasien de courdello.
Chasco maire s'en souvèn,
Fiho riserello !
Car segur an pas' oublida
De se faire courdela
Pèr de fin coumpaire (bis)
Que se lagnon gaire.

Es grando is alentour
Nosto renoumado
De jouin' e bèu troubadour,
N'an douna l'aubado.
D'en Arle à Vidauban,
Cadun a si ruban,
Mai nòsti courdello (bis)
Soun toujour pu bello.

Li courdello que fasèn,
Soun bouano e coumodo ;
E se fau vous prouvaren
Que soun à la modo.
Mai jouvènt n'aprouchas pas
De noste gaudi doutas,
Se poudoun pas plaire,
Lis anen desfaire. (bis)"

NB : Cette danse se retrouve dans un ballet de l'Opéra de Paris : "La fille mal gardée" (créé en juillet 1789 par Jean DAUBERVAL, collègue de VESTRIS, sur une musique de Louis Joseph Ferdinand HÉROLD).

* Les treilles / Li triho : Danse qui permet d'envisager une récolte abondante et de remercier les Dieux.

* La danso di fielouso / La danse des fileuses : Danse de carnaval à l'origine entièrement masculine où les danseurs travestis portent des quenouilles et ont le visage noirci. Le thème du fil a suscité une foule de mythes, de rituels et de superstitions. Sachant qu’au motif lier-délier était attribué une action sur la vie cosmique, la danse des Fileuses est vue comme une danse magique, devenue plus tard danse de brigue amoureuse, où un jeune homme courtise plusieurs jeunes filles à la fois qui parviennent à l’encercler dans un réseau inextricable.
On retrouve cette danse sous une autre forme, à l’époque du Carnaval, mais elle évoquera cette fois-ci la répulsion des forces du Mal, par le bruit des grelots et les cris incessants.
Arlequin, une fois encore, est le guide de cette danse menée au son des grelots attachés aux poignets des danseurs. On peut l'associer à la danse des bergères et des boufets... Se danse normalement la nuit, les danseuses sont vêtues de blanc, et tiennent en main leurs outils de travail et une lanterne... La quenouille est l'arme de la femme. Notre pays était région d'élevage et de regroupement des bergers. Aussi la laine a une grande importance chez nous et les fileuses un grand pouvoir magique, faisant et défaisant les liens de la vie quotidienne et ceux de la destinée. Les danses à liens évoquent le système solaire et la dépendance des planètes par rapport au soleil. Les jeunes bergers qui venaient conter fleurette à nos fileuses étaient bien vite remis à leur place et proprement ficelés.

Les 3 danses armées : Le folklore provençal comporte 3 danses armées : la danse du Turc avec des sabres ; la "Mauresque" avec des épées souples ou fleurets ; et la danse des Olivettes avec des épées plates.

* 1- La danso dóu Turc / La danse du Turc : "La danse du Turc" ou "Les Folies Espagnoles" : Danse très ancienne certainement léguée par les Sarrasins très longtemps dancées sur les rives de l'Étang de Berre. Au milieu d'un cercle formé par de bruyants danseurs armés de sabres, un jeune homme espagnol mime des déclarations d'amour à une jeune fille qui repouse fièrement ses avances. Désespéré, il la poignarde et elle tombe à terre... la danse continue et la ramène à la vie, pleine d'amour pour son prétendant. Cette danse laisse libre cours à l'imagination des danseurs et dès que les tambourins attaquaient l'air de la Moresque, les habitants accouraient sur le pas des portes pour admirer et comparer l'adresse des danseurs. (PS : C'est la danse phare du groupe "La Capouliero" de Martigues recréée à l'occasion du Festival de Martigues 2004).
Costumes : Garçons habillés en Turcs, costumes chatoyants. Une danseuse en paysanne stylisée. La danse commence par une danse courte de jeunes filles.
Accessoires : Un sabre par danseur.
Durée : 7 minutes.

* 2- La danso dis espaso / La danse des épées OU La mauresco / La mauresque : (>maure=noir) Mascarade qui se danse avec le visage mâchuré de noir et le front ceint d'un ruban. Signification très ancienne qui vise à éloigner les génies hostiles. Elle ressemble à la danse des "chivau-frus" (PS : elle s'apparente aussi avec d'autres danses d'Europe comme la danse du Roi David dans le nord du Portugal et la Morris Dance en Angleterre). Danse d'hommage à la beauté des filles provençales qui fut dansée pour la première fois devant la Reine Jeanne de Laval en 1447 (ou 1484 ?) accueillie à Toulon par "una genta moresca". À l'origine, sorte de combat guerrier, jeu de lutte, cette danse est basée sur le rythme que font les épées souples (ou fleurets) ou les bâtons en s'entrechoquant, le bruit obtenu étant destiné à faire fuir les forces du mal... C'est finalement une danse d'hommes, les femmes l'accompagnent en chantant en choeur... Elle consiste en un assaut des danseurs simulant un combat pour gagner les faveurs de leurs cavalières. Chaque cavalier présente une orange ou, selon la saison, un bouquet. Les hommes croisent le fer en cadence, puis présentent l'orange aux dames, se croisant à plusieurs reprises sur un air sautillant. L'orange, tenue par les danseuses, fait apparaître le sens de la fertilité de cette danse. Ce fruit a été fréquemment utilisé comme le symbole du soleil pour appeler, par magie sympathique, la fertilité dispensée par l'astre, et, par extension, l'abondance. "Dans certaines localités assez éloignées les unes des autres, à Itres, à Calian, à Mougins, on faisait jusqu'à ces dernières années, à l'occasion des fêtes publiques, la danse des épées. Cette danse s'exécutait à Istres de la manière suivante, selon Garcin : le cavalier est entre deux danseuses et se tourne alternativement vers une d'elles en lui présentant une orange, tandis que de l'autre main il tient une épee ; à un moment donné, il croise le fer avec un autre danseur puis recommençe à présenter son orange, ainsi de suite et en faisant des figures plus ou moins compliquées" (Bérenger-Féraud, 1885)
Les "Voyageurs" du XIXème siècle décrivent cette dernière de la façon suivante : chaque cavalier se place entre 2 danseuses en leur présentant tour à tour une orange (ou un bouquet de fleurs). Puis ils simulent un combat, croisant le fer en cadence. Cette danse a été reconstituée par les groupes folkloriques dans la deuxième partie du XXème siècle
Danse binaire, à 2 temps. C’est une danse d’armes et de carnaval dansée par groupe de deux ou trois : un garçon - portant une épée dans la main droite, une orange dans la gauche - est entouré d’une ou de deux filles.
Les symboles de l’épée et de l’orange sont évidents : ils représentent l’homme et la femme comme le confirme bien la dernière figure !
Les combats des garçons évoquent la lutte entre l’hiver et le printemps et l’appel aux forces végétatives pour la renaissance de la nature. Aujourd'hui, c'est un combat gracieux, les femmes peuvent également danser.
+ On peut associer cette danse à d'autres : le Bacchuber ou bakuber, les olivettes, ...

* 3- Lis óuliveto / Les olivettes : À la Renaissance, on retrouve, en France, la danse des Olivettes qui consistait à tresser et à détresser autour d'un mât les rubans fixés au sommet, en exécutant certains mouvements qui ressemblent étrangement à ceux exécutés lors de la grande chaîne dans les danses québécoises et la danse des cordelles ou de Mai. Cette danse se retrouve aussi en Wallonie, en Belgique. PS : On appelle aussi "Danse des olivettes" certaines farandoles mais ce n'est alors qu'un terme générique. (Lien : http://vitrifolk.apinc.org)
Chaque année au mois d'août à Pont de Cervières, près de Briançon, une danse armée appelée le Bakuber est exécutée par des hommes. Le Bakuber est certainement l'archétype des danses armées en Europe : les danseurs dessinent de nombreuses figures avec les épées : carrés, ronds, étoile, ponts sans jamais rompre leur chaîne. On retrouve en Angleterre et en Belgique une danse similaire. La danse provençale des "Olivettes" s'apparente au Bakuber. Les danseurs habillés de blanc, symbole de pureté, utilisent des épées plates. La danse est composée de figures géométriques dessinées par la chaîne des danseurs et leurs épées, entrecoupées de combats. La présence et le rôle d'Arlequin à la fin de la danse rappelle les anciens rites sacrificiels de fécondité qui initient à la mort et à la régénération de la végétation (cycle carnaval), par la mise à mort et la résurrection d'un chef. En Provence, cette danse armée est introduite par un ballet dans lequel les jeunes filles simulent la cueillette des olives, symbole de paix.
INTRO : "Le ballet" :
- Pas français en avant, en arrière,
- Pas russe (ou pas de basque) et jeté arrière,
- Pas français, pirouette,
- Jeté à droite, à gauche, changement de talons,
- Pas français, balancement de jambe en tournant,
- Pas russe, pirouette à droite, jeté à gauche.

>> Autres :

* La danso di meissoun / La danse des moissons (ou La moisson) : Danse rituelle propiatoire qui retrace le cycle de la vie, des semailles aux moissons avec alternance des filles et des garçons et ensuite entrecroisement en signe de fertilisation. La moisson se dansait à la fin des grands travaux des champs, en honneur à la déesse de la terre porteuse d'abondantes récoltes : Cérès. La chorégraphie utilise des fourches, cuillères, paniers, sonnailles, ... La mélodie est un air de scottish qui présente tous les caractères de la danse Belle Epoque (danse de salon ...).
Jadis, à la Saint Jean d'Hiver, en Haute Provence, les paysans défilaient en mimant les travaux des champs. D'abord danses de caractère de soliste, "la glaneuse" et la "paysanne" se sont transformées en danses chorégraphiées sous forme de ballet au XXème siècle avec l'apparition des groupes folkloriques. La danse débute par les semailles d'hiver sur des Noëls provençaux du XVIIème. Après avoir fauché et coupé le blé, formé les gerbes… sonné l'angélus, les danseurs se signent et interprètent un chant "des grâces"… La danse finit par un chant de fête et scottish. Cette alterne donc des parties calmes et d'autres enlevées.

Costumes des danseurs : Costumes de paysans et paysannes.

* Li jardiniero / Les Jardinières : Danse basée sur l'encerclement magique du territoire, où l'on retrouve une réminiscense des cortèges romains ou étrusques pour purifier et faire prospérer la végétation. Elles faisaient partie des processions des rogations, instituées en 471 par St Mamert, évêque de Vienne, pour purifier les champs et les faire prospérer.
La gracieuse disposition des figures, avec le déploiement des frondaisons fleuries des arceaux, rend cette danse très pittoresque et c’est très certainement la raison pour laquelle elle a été conservée jusqu’à ce jour.
Les jardinières tenant des arceaux fleuris en files parallèles, s'intercalent, balancent les arceaux, forment une voûte, dessinent des croix… À la fin, apparaît un soliste qui vient en dansant recueillir dans un vase une des extrémités de chaque arceau dont les jardinières tiennent l'autre extrémité. Il se trouve ainsi placé au centre d'une gracieuse tonnelle circulaire, souce de vie et d'abondance. Les mouvements des danseuses tout au long de la danse représentent le vent et des offrandes de pluie.
Cette danse était, à l’origine, liée aux festivités de Printemps, carnaval et rogations comme le témoigne le symbolisme qui l’accompagne. L’arceau représente alternativement la voûte céleste et l’eau jaillissante et cela donne à penser que la vocation première des Jardinières était un rituel de fécondité. On retrouve les Jardinières en Catalogne, en Andorre et dans le Languedoc.
Paroles du chant qui accompagne cette danse en Provence :
"Sian tout de gènti jardiniero
Que n'avèn de frucho en tout tèms,
Que n'avèn li flour li pu chiero
E li vendèn tout i jouvènt.
Se voulès achata de roso,
De tulipan, de jaussemin,
De pesse goun, de poumo-roso, de poumo-roso,
Li avèn dins nòsti jardin, li avèn dins nòsti jardin."

* Danses de marins : Il ne faut pas oublier les danses courantes chez les pêcheurs et les marins de la côte >> La martingale (ou martegale) et la matelote, dansée à Toulon et St Tropez, caractérisées par les mouvements violents des pieds ...
>>> La Matelote ou Matelotte : Danse de marine, exécutée par un danseur vêtu en marin et mimant les différents gestes inhérents à sa condition, accomplis par le matelot durant une journée de travail : monter à la corde, ramer, enrouler le cabestan, tirer des cordages, scruter l'horizon, souquer sur les avirons, grimper dans les haubans, faire la vigie, virer le guindeau, etc... Ces gestes sont entrecoupés de pas techniques : pas de gigue, pas de zéphir, entrechats, ailes de pigeon, pirouettes, ciseaux, … DARLUC, dans son ouvrage "Histoire Naturelle de la Provence" relate la popularité sur toute la côte provençale des matelotes appelées quelques fois "Marinière" ou "Martégale" (danse des Martégaux). Fort populaire à Martigues, Antibes et Saint Tropez, son rythme se ressent de l’influence de la Gigue, danse de tous les marins du monde. Comme dans nombre de danses anciennes, la simulation de tous les gestes propres à la navigation et aux marins tend à leur attirer les bonnes grâces des divinités, de la mer ou des éléments. Danse qui nous a été apportée par les marins les plus réputés du monde : les Grecs. On retrouve de nombreuses matelotes dans les carnets des Maîtres de danse. La mélodie est dérivée de l'air de la Sabotière qui figure dans la Clé du Caveau (1816) ainsi que dans la méthode de galoubet de CHÉDEVILLE (circa 1804). D'autres airs ont pu être utilisés pour cette danse, par exemple le final du Quadrille des Lanciers.
>>> Air des matelots : De son vivant, J-J.MOURET (1682-1738) fut connu des tambourinaires par l'acte de La Provençale qui figure dans l'opéra-ballet "Les Fêtes de Thalie" (1714). La refonte de cet acte par CANDEILLE (1744-1827) atteste la présence d'un tambourinaire dans l'orchestre. Cet air est à jouer dans un mouvement vif et avec légèreté.
>>> La Tropézienne : Danse de caractère, héritière des démonstrations de virtuosité exécutées par les meilleurs danseurs lors des assauts de danse qui font partie des réjouissances de la fête patronale.
De nombreux terroirs s’étaient ainsi façonnés une danse originale de démonstration avec des pas dont le village revendiquait l’exclusivité, ce qui est le cas pour la Tropézienne.
Les danseurs bénéficièrent, pour élaborer ces chorégraphies, de l’enseignement des maîtres à danser de la Marine qui, au XVIIIème siècle, sur les vaisseaux du Roi, initiaient les matelots à un art du « bien danser » très proche des principes du ballet classique.
Diffusés par ceux-ci dans les bals populaires du littoral, les pas furent incorporés dans ces danses d’assaut : Martegale (de Martigues), Salonaise (de Salon), etc…
>>> La Martegale (ou Martingale) : Danse de caractère donc technique datant probablement du 17ème siècle. Pas basés sur le théâtre : lancés de jambes, de pieds, ... (comme la gavotte) ... Originaire de Martigues (dit Lou Martegue) ?

* L'Arlequine : Les Provençaux furent vite familiarisés avec les personnages de la Comédia dell’arte venus d’Italie. À Saint-Tropez en particulier, on put assister à une représentation de la célèbre troupe des GELOSI amenés par Marie de Médicis à l’occasion de son mariage avec HENRI IV en octobre 1600.
Le personnage ambigu d’Arlequin : androgyne, bouffon et inquiétant, cheville ouvrière de cette sorte de spectacle happa les imaginations et prit place dans la mythologie populaire.
Au cours des années, il devint le meneur de jeu dans nombre de ballets provençaux tels les « fielousa », les « chivau-frus » ou les « olivettes ». L’Arlequin y mène la danse et brocarde l’autorité de ses couplets vengeurs.
L’ « Arlequine » qui met en scène le personnage est essentiellement une danse de caractère, démonstration individuelle de la virtuosité des danseurs. On retrouve aussi le symbole des points cardinaux.
Danse de caractère dès l'origine dansée par un seul arlequin costumé comme l'arlequin de la "Comédia del arte" ! Tout en mimant les facéties d'Arlequin, le danseur exécute des pas savants, techniques comme dans la matelote ou la gigue. Cette danse s'est chorégraphiée depuis 1970 en Provence et est dansée par 4 ou 8 ou 12 arlequines.
Costumes : Un garçon en Arlequin coloré + Les jeunes filles sont habillées en arlequine avec badine et chapeau.
Durée : Environ 4 minutes.

* Les Cocos / Li coco : Cette danse évoque l'invasion des Sarrazins. Les danseurs conduits par un nègre, ont tous le visage noirci (emmasqué) ; ils portent sur la poitrine, aux mains et aux genoux, des noix de cocos qu'ils choquent les unes contre les autres en exécutant toutes sortes de figures. Les danseurs, rangés en cercle ou en lignes, gambadent et frappent en mesure les noix de coco. Ils rythment la danse en frappant selon l'alternance vite, vite, vite, lent, lent ... S’ils sont vêtus de blanc, s’ils font beaucoup de bruit avec les noix de cocos et les grelots dont ils sont harnachés, c’est à coup sûr, pour éloigner les mauvais esprits. Mais, sage précaution, ils se sont noircis le visage pour ne pas être reconnus des mauvais génies de la terre.
À l’origine, les Cocos étaient sans doute une danse de la fertilité ? On suppose que les danseurs utilisaient des morceaux de bois avant l'introduction en Europe des noix de coco. Lors de la découverte des colonies, les navigateurs ramenant des noix de coco en Provence, les cocos sont intégrés dans le folklore provençal. En effet, nous pouvons nous rappeler en les voyant, que les Maures ont très souvent fréquenté les rivages de la Provence entre le 10ème et le 12ème siècle. notons qu'il existe une danse similaire dans le Lancashire.
Costumes : Danseurs habillés de blanc, ceinture noire, noix de cocos accrochées aux coudes, poitrine et genoux.
Accessoires : Deux noix de cocos par danseurs, dans les mains.
Durée : 4 minutes.

* Le viro-viro : Danse en cercle fermé, porteuse de pouvoirs magiques chez les peuples primitifs.
Garçons et filles dansent ensemble, puis garçons seuls, puis filles seules, chacun cherchant à se faire valoir aux yeux du sexe opposé. Pour savoir qui l’emporte, il faut attendre la fin.

* Lei Boufet (ou Li boufet) / Les soufflets : Danse de carnaval. On exécute cette danse le mercredi des cendres (février). Les « Boufetaire » faisaient partie du cortège de « Caramentran ».
LA DANSE :
Des jeunes gens vêtus de chemises blanches de femmes, de rubans aux épaules, de grelots aux pieds, un soufflet à la main, les joues enfarinées, le front signé de cendres, font une marche à « pèd cauquet » (en sautant d’un pied sur l’autre, en boitant). Les danseurs soufflent (avec un "boufadou") tantôt au postérieur de leurs camarades tantôt sous les robes des filles qui assistent à la cérémonie, tout en évoluant sur deux files, en cercle, en spirales, avec des demi-tours brusques pour changer de sens et de partenaires. Le soufflet est garni de suie ou de farine et servait aussi à écarter les badauds.
Chaque élément du costume et surtout chaque figure représente un symbole :
- La spirale est un symbole lunaire
- Le pas boité ainsi que la ronde à renversements caractérisent la civilisation paysanne, car ils soulignent la faiblesse de la nature en début de cycle.
- Les sauts en cadence sont des appels pressant aux forces de la végétation, le soufflet insuffle ces forces à la nature endormie.
- etc...
Pendant la danse, on égrène des couplets grivois. Les danseurs chantent aux carrefours, sur les places ou devant la maison d’une personnalité locale, puis repartent bien fièrement le corps bien droit, le soufflet sous le bras pour recommencer un peu plus loin leur folle sarabande, accompagnés au son des galoubets et tambourins, ponctués par des coups de tromblons et sans oublier l’oeil moqueur d’une lune de papier, symbole des cycles de la Nature.
Il est d’usage d’offrir aux “boufetaires” des ganses, bugnes, friandises, du vin du pays, ce qui explique leur allure moins fière en fin de soirée...
NB : Cette danse se retrouve aussi sous d’autres formes dans plusieurs régions de France comme les “soufflaculs” dans le Jura ou encore les Pyrénées, etc.
ORIGINE DE LA DANSE :
La danse des “Boufets” est très répandue dans le sud de la Provence. Comme dans toutes danses traditionnelles, les “Boufets” puisent leur origine aux sources de la civilisation agraire. L’homme a toujours essayé par des représentations d’objets ou d’animaux, des gestes spécifiques, de chasser les mauvais esprits qui pourraient entraver l’acte de régénération et d’encourager les divinités propices du sol dont sa vie dépend.
C’est ainsi que les figures précises de la danse, telle que spirale, enroulement, encerclement, dédoublement, renversement, ainsi que l’instrument employé par les “boufetaires” le soufflet, le costume blanc des jeunes gens et les grelots qui s’agitent à leurs chevilles, sont autant de symboles.
LA MUSIQUE :
Sur l'air de "Entends ma voix" (1783 > 1864 > 1970). Mode mineur mais énergique...

Version originelle :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
Sian uno bando de bravo (gaio) jouventuro,
Qu'avèn un grand fiò que nous brulo, 
Se sian imagina, 
Pèr se lou fa(ire) passa, 
De prene ùni boufet,
Au quiéu se fa(ire) boufa !
(3 cop)

REFRIN :
Se li boufet soun rout 
Li faren adouba,
Se n'avèn ges d'argènt, 
Pagaren l'an que vèn !

COUBLET N°2 :
Noun cresès pas, que siguen d'amoulaire,
Noun ! Sian renouma pèr boufaire !
Qu vòu se fa(ire) boufa
A qu'a de s'avança,
Lou canoun es tanca,
Lou jo vai coumença ! (3 cop)

COUBLET N°3 :
Es un óutis coumposa de dos pèço,
Que pèr lou mena, fau d'adrèisso !
Es sustout lou canoun,
Qu 'a lou mai de renoum,
Tastas-lou qu'uno fes,
Voudrias tout lou boufet ! (3 cop)

COUBLET N°4 :
Aprouchas-vous, amàbli damisello,
Venès ranima (empura) noste zèlo,
Venès vous fa(ire) boufa
Sarés bèn satisfacho
Quand aurés uno fes
Tasta nòsti boufet ! (3 cop)

COUBLET N°5 :
Aquéu bon èr que souvènt li fiheto
S'en van respira sus l'erbeto,
Es pas, bèn que charmant,
De la proumiero man
E mai que d'uno fes,
Te sort d'un vièi boufet ! (3 cop)

COUBLET N°6 :
Se pèr asard, lou boufet vous pòu plaire,
Poudès aproucha de tout caire,
Poudès veni souvènt,
Vous dounaren de vènt
Mai dous que lou mistrau,
Que fai sarra lou trau ! (3 cop)

COUBLET N°7 :
Se lou boufet, pèr un jo trop penible,
Perdié de soun boufe sensible,
N'aurian que tant sié pau
Lou leissa en repaus
Afin que l'an que vèn
De longo anèsse bèn ! (3 cop)

COUBLET N°8 (Réponse optionnelle des filles) :
Mas s'es verai qu'aquéu grand fiò vous brulo,
Poudèn vous pourta nosto ajudo,
Es pèr vous soulaja,
Qu'anan vous arrousa,
Em'acò, veirés bèn
Que sentirés pus rèn ! (3 cop)

COUPLET N°1 :
Nous sommes une bande de jeunes,
Qui ont un grand feu qui nous brûle (au derrière),
On s’est imaginé,
Pour se le faire passer,
De prendre des soufflets,
Au cul, se faire souffler ! (3 fois)

REFRAIN :
Si les soufflets sont abîmés,
On les fera réparer,
Si on n’a plus d’argent,
On payera l’année prochaine !

COUPLET N°2 :
Ne croyez pas que nous sommes vantards,
Non ! Nous sommes des souffleurs renommés !
Qui veut se faire souffler,
N’a qu’à s’avancer,
Le canon est planté,
Le jeu peut commencer ! (3 fois)

COUPLET N°3 :
C'est un outil composé de deux pièces,
Pour le mener, il faut de l’adresse !
C’est surtout le canon,
Qui a le plus de renom,
Goûtez-y, ne serait-ce qu'une fois,
Vous voudriez le soufflet tout entier ! (3 fois)

COUPLET N°4 :
Approchez-vous aimables demoiselles,
Venez ranimer notre zèle,
Venez vous faire souffler
Vous serez bien satisfaites
Quand vous aurez une fois
Goûter nos soufflets ! (3 fois)

COUPLET N°5 :
Ce bon air que souvent les fillettes
S'en vont respirer sur l’herbette,
N'est pas, quoique charmant,
De la première main,
Et plus d'une fois,
Il sort d'un vieux soufflet. (3 fois)

COUPLET N°6 :
Si par hasard, le soufflet peut vous plaire,
Vous pouvez approcher de tous côtés,
Vous pouvez venir souvent,
On vous donnera du vent
Plus doux que le mistral,
Qui fait serrer le trou ! (3 fois)

COUPLET N°7 :
Si le soufflet, par un jeu trop pénible,
Perdait de son souffle sensible,
Nous n'aurions qu'un tant soit peu
À le laisser au repos
Afin que l'année prochaine
Continuellement aille bien ! (3 fois)

COUPLET N°8 :
Mais s'il est vrai que ce grand feu vous brûle,
On peut vous aider,
C'est pour vous soulager,
Que nous allons vous arroser,
Après cela, vous verrez bien
Que vous ne sentirez plus rien ! (3 fois)


PS : Le verbe faire peut se dire fa dans certaines régions. Sinon écrire « faire » et dire 2 pieds pour un.

* La Targo / La joute : Cette danse chantée est incontournable à Martigues (13). On ne connaît pas l’origine mais elle daterait du Moyen-Âge (si on s’en réfère aux paroles qui parlent du bon roi René (1409-1480), et à la mélodie d’origine modale plutôt majeure d’ailleurs alors qu’aujourd’hui on la joue en mineur) Elle se pratique en fausse ronde, un peu comme un bransle : on se suit comme dans une farandole en marquant les temps avec les pieds et les bras. Binaire, tempo modéré.

Version originelle :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
Jougan à la targo,
Bràvi Martegau,
Se toumban dins l'aigo,
Se faren pas mau.

Es sus la tintèino
Qu'un Marin adré,
Coumo la poulèno,
Dèu se teni dre.

COUBLET N°2 :
Pèr plaire i fiheto
Quand anas targa,
Fau de pampaieto
Bèn èstre abiha.

Se i'a d'amoulaire
Que vogon mounta,
Lis auren, pecaire,
Bèn lèu debaussa.

COUBLET N°3 :
Quand es d'aterraire
Que toumbon soulet,
Li disèn (dian de) targaire
Dóu bon rèi Reinié ;

Car lou poudèn dire,
Quand li vèi (vis) toumba,
Manco(n) pas de rire
Li vesènt sauta,

COUBLET N°4 :
Mai li trau dins l'aigo
Se couneisson pas ;
Se bagnon li braio,
Li faran seca.

Quand la targo es lèsto
Se fau desfreira,
Pèr gagna la pèço,
Fau tout desbarca.

COUPLET N°1 :
Faisons joute,
Braves Martégaux,
Si nous tombons dans l'eau,
Nous ne nous ferons pas mal.

C'est sur l'échelle de joute
Qu'un marin adroit,
Comme la poulaine,
Doit se tenir droit.

COUPLET N°2 :
Pour plaire aux jeunes filles
Quand vous allez jouter,
Il faut des paillettes d'or,
Bien être habillé.

S'il y a des fanfarons
Qui veulent monter,
Nous les aurons, peuchère (les pauvres),
Bien vite renversés.

COUPLET N°3 :
Quand ce sont des gens qui ont le pied terrestre (donc pas le pied marin !)
Qui tombent seuls,
Nous les disons jouteurs
Du bon roi René ;

Car, nous pouvons le dire,
Quand il (on) les voit tomber,
Il (On) ne manque pas de rire (Les rires ne manquent pas)
En les voyant sauter.

COUPLET N°4 :
Mais les trous dans l'eau
Cela ne se connaît pas (Ne se remarquent pas) ;
S'ils mouillent leurs pantalons,
Ils (Nous) les feront (ferons) sécher.

Quand la joute est prête
Il faut jouter frère contre frère,
Pour gagner la partie (pièce),
Il faut tout chavirer.

* Le gibouli : Le gibouli est une danse d'enfants qui se pratique du côté d'Antibes.

* La danso di chivau-frus (ou fug) / La danse des chevaux-fringants (ou galants ou fou sous-entendu amoureux) : (Voir l'Arlésienne) >> Danse binaire à 2 temps, proche du rigaudon... Il s'agit de la danse de "l'homme cheval" qui existe sous différentes formes en Europe. Au XVème siècle, le Roi René aurait réglé cette danse en l'inscrivant dans le grand défilé de la Fête-Dieu (mois de juin) à Aix-en-Provence, procession célèbre qui montrait aux foules des jeux, des ballets, de représentations mimées de scènes bibliques… les évolutions des "chivau-frus" retracent des jeux des anciens chevaliers ; les carrousels sont restés vivants dans le régiment de cavalerie de Saumur. (PS : Danse et costumes reconstitués par le groupe La Capouliero : spectaculaire ; 8 à 12 cavaliers)
Costumes : Hommes : pantalons courts, bas blancs, chemise blanche à festons, jabot, tricorne avec plumet.
Accessoires : Chevaux reconstitués, badines
Durée : environ 5 minutes.
Paroles du chant qui accompagne cette danse :
"Madamo de Limagno
Fai dansa li chivau frus
Ié douno de castagno,
Digo que n'en volon plus.
E danso au gus, e danso au gus,
Madamo de Limagno fai dansa li chivau frus."

* Lou pount dóu Rose (o Pèr passa lou Rose) / Pour passer le Rhône : Binaire. Les danseurs passent en couple sous les bras des autres danseurs imitant un pont...
Paroles de la danse chantée :
Pèr passa lou Rose / Pour passer le Rhône,
Fau bèn estre dous / Il faut être deux
Pèr bèn lou passa / Pour bien le passer
Fau saupre dansa / Il faut savoir danser
Refrin / Refrain :
Anen passo, passo, passo, / Allons, passe !
Anen passo dounc (bis) / Allons passe donc

* La danso à Bartoumiéu / La danse à Barthélémy : Bransle-Polka marchée où les danseurs entrechoquent leurs postérieurs...
Paroles : "Anen dansa la danso à Bartoumiéu / Nous allons danser la danse à Barthélémy (bis)
But(o) toun quiéu contre lou miéu / Tape ton cul contre le mien
E lou miéu countre lou tiéu / Et le mien contre le tien. Hey !"

* Lou couguiéu / Le coucou : D.

* Le pas grec : Le « Pas grec » est en quelques sorte une leçon de danse. Un danseur ou une danseuse exécute des pas techniques que ses camarades reprennent ensemble. Danse très technique du répertoire des Maîtres de danse, généralement dansée par les jeunes filles, qui montre un bel exemple de pas classiques. Cette danse peut également être exécutée sous la forme de "pas de deux" en couples. Danse plutôt calme.

* Lou tambourin / Le tambourin ou Le pas basque : Tambourin : Au XVIIIè s., danse de théâtre à deux temps, très rapide ; musique de cette danse.
Le « Pas basque » est une danse d'inspiration gitane effectuée uniquement par des jeunes femmes. Elle est due à la venue des gitans aux Saintes Maries de la Mer.
Il existe des danses "solos" du "Tambourin" dans le répertoire des Maîtres de danse… Cet instrument de musique a souvent donné naissance à des danses sur le pourtour méditerranéen. Les groupes folkloriques ont réglé des ballets utilisant cet instrument depuis 1950.
Costumes : Jeunes filles : costume de paysanne ou stylisé, ou de poissonnière
Accessoires : Un tambour de basque par danseuse
Durée : Environ 4 minutes.

* Levo la cambo / Lève la jambe (ou la gigouillette) : Ronde. Deux parties : le refrain est ternaire et les couplets sont binaires >> Photo.
Paroles : "Levo, levo, levo la cambo, / Lève, lève, lève la jambe,
Levo, levo, levo lou pèd / Lève, lève, lève le pied." (bis)

* Alunelul / La petite noisette : Danse d’origine roumaine. On se tient par les épaules. Petits pas chassés à droite puis idem à gauche, ponctués d’un cri et d’un tapement de pied par terre à chaque arrêt :

  • 1 et 2 et 3 et 4 hey ! 1 et 2 et 3 et 4 hey ! (bis)
  • 1 et 2 hey ! 1 et 2 hey !
  • 1 hey ! 1 hey ! 1 hey ! hey ! (bis)

* Lou kolo de Voidvodina / La ronde de Voïvodine : Danse originaire de Yougoslavie. Se danse les uns derrière les autres.

* Li sèt saut / Les sept sauts : Comme un scottish. Et avant chaque reprise du thème, on saute : une fois puis deux, etc… Quand on a sauté 7 fois, la danse est finie.

* La danso di fada / La danse des fous : Cette danse humoristique chantée finit souvent les balèti, juste avant la dernière farandole.
Tous en cercle, à la queue leu-leu ... Un meneur au milieu du cercle annonce ce que les danseurs doivent faire. "Le grand Fada a dit :". C'est une sorte de "Jacques a dit"
Paroles : E s'en anen dansa la danso di fada (bis)

>> Photos.

À vous de jouer !

+

La polichinelle : (extrait du carnet de note de J-B.DUFFAUT)

  1. Les signes de tête avec les mains,
  2. Les signes de tête en tournant,
  3. Les mouchetés à droite, à gauche,
  4. La quête à droite, à gauche,
  5. Les signes de mains et de tête,
  6. La soupe à droite, à gauche,
  7. Les menaces à droite, à gauche,
  8. Le pistolet à droite, à gauche,
  9. Le "galleu" en avant, en arrière,
  10. Le bossu à droite, à gauche,
  11. La grande quête en faisant le grand tour,
  12. Finir par les écarts de Polichinelle.

Le ballet chinois :

  1. Batterie : Pas français en avant et arrière, moucheté devant, assemblé derrière,
  2. Pas français en avant et arrière, balancer de la 2ème position, glissade, brisé,
  3. Pas russe à droite, à gauche, pirouette à droite, changement de talons, glissade, brisé,
  4. Pas français en avant, pirouette à gauche, pas tombé, glissade, brisé à droite et à gauche,
  5. Pas français, balancement de jambe, tour, jeté en avant, arrière, glissade, brisé à droite,
  6. Pirouette en avant et arrière, pirouette à droite, gauche, finir par entrechat.


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CRÉATIONS MODERNES

Aujourd'hui, on crée en Provence de nouvelles danses modernes destinées à rentrer dans la tradition.

* Créations du groupe association "La Capouliero" de Martigues :

* Le Ballet Zéphir : Créé le 06/04/2002 à Aix-en-Provence, présenté par Frédéric SOULIER, arrangements de Jean-Baptiste GIAI, le Ballet Zéphir souhaite promouvoir la création artistique à travers la danse traditionnelle et favoriser la rencontre entre tradition et modernité ...
>>> Le Site !

* Vo mai noun (Oui mais non) de Thibaut PLANTEVIN et Nicolas KLUTCHNIKOFF : Créée pour le stage du Ventoux 2002 organisé par l'association Prouvençau Lengo Vivo, cette danse est asymétrique >> Photos.

À vous de jouer !


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LES DANSEURS

Que serait la danse populaire s'il n'y avait pas d'excellents danseurs et danseuses ? Voici quelques-uns des plus célèbres interprètes de la danse provençale dits "maîtres de danse".

Pour les danses de Caractère (La gigue, le pas Grec, la gavotte, les Filles de Marbre, la farandole masculine, la matelote, l'Arlequine), les maîtres et prévôts de danse de l'Armée exercèrent leur art jusqu'en 1870 et dans la Marine jusqu'à la guerre de 1914 dotant les jeunes gens venus de toutes les classes de la société d'une solide formation de danse classique. Des diplômes de Maître et de Prévôt de danse étaient décernés par un jury à la suite d'un examen sur la tenue, la force, la souplesse et la grâce d'un danseur, ses qualités d'invention et d'exécution.
Les danses de caractère, à la suite de la démobilisation de la guerre de 1870 ont pénétré les villes et villages et des sociétés de danses en sont issues. Les danses traditionnelles telle que la Farandole ont ainsi leur pendant dans une danse de caractère exclusivement masculine.

Exemples célèbres : VESTRIS (1729-1808), CECCHETTI, Jean-Baptiste DUFFAUT (1850-1932) dit "Le Père Tite", Sylvie BONNEAU, Hélène DELTRIEU, Claude et Céline NÉRI, ...

À vous de jouer !


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Bibliographie :

Lexique pour la danse, en langue d'oc

Cours de danse : Pichoto-Camargo, ...

Airs de danses traditionnelles comme sonnerie sur votre téléphone portable.

Pour nous écrire :


+ Autres sites consacrés à la danse provençale : Lei gabian, La taïole, Li gai farandoulaire, Le groupe folklorique : Cardelina, L'aigo vivo, L'ARCADE : Généralités, La mazurka à Grasse, La volte, Danse trad provençale à la Cité de la Musique à Paris, La farandole existe aussi en Suisse, Dates pour danser le balèti en Provence, MTCN, Lei Messuguié, Li Courcoussoun, Lei bigaradie, Photos du groupe Souleiado Margarido, Leï Dindouleto dou Roucas, Le temps du costume, Pichoto-Camargo, etc ...

+ Danses baroques


Les danses sont bien sûr accompagnées par des instruments traditionnels >> GO !


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