MUSIQUE >> ANALYSE 
LES CHANSONS DES FÉLIBRES /
LI CANSOUN DI FELIBRE
*
André BOUÉRY / Andriéu BOUÉRY
(11/02/1821 à Bagnères-de-Luchon - 09/04/1879 à Pamiers)
dit "Lou Campanè d'Aspet", "Moussu Andrè, "Bouèry", "B.S. ???"
27 chansons + 1 comédie + 1 cantique
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+ Comédie pastorale : "" () |
Cantique :
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+ Chanson qui lui est dédiée : "À la glòri de BOUERY / Ara Glorio de Bouéry / À la gloire de BOUÉRY" (1913 ?) [de F.PÉRISSÉ] {Pyrénées}
+ Monument buste érigé en son honneur en 1912 à Aspet.
Remarques sur le style d'A.BOUÉRY : Ses chansons sont majoritairement avec un refrain et commencent par le refrain.
* À noste fiéu / À notre fiston :


- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "At noste hilhucoun / À notre cher petit".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en décembre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ? Publiée en décembre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Bous que jé tout just batisèren,
Ben auéts l'aire bèn urous! . .
Èts countent det noum que bous dèren ? (Bis)
B'ets, quin que sió que bous apèren,
Et mès aimatch des massipous !
REFRIN :
— Dap bostis frais edz angelous
Bessè. . . be bou-n arridèts bous !
COUBLET N°2 :
B'en sounèren eras campanos !
Quinis
tarribles carrilhous !
Quinos tarriblos engibanos ! (Bis)
De tant s'en héc en sas coulanos
Et biélh campana qu'a doulous !
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Touto, touto'ra mainadèro,
Acarroupats coumo moutous,
Que bous siguiòn pera carrèro... (Bis)
Bosto mairió n'èro tant fièro,
Tant que les jetèc arditous !
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Après, à caso quan pourtèren
Et nauètch crestian qu'èrots bous,
Tour-per-tour toutis bous punèren ;
(Bis)
Après encaro qu'escambièren
Quaucos mèllos e quauquis poutous...
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
Edj un que dits : « Aquet mainadje
« De pai qu'e hilh... Ueitát-le bous ?
« B'en sera bioulént à soun adje. . . (Bis)
— Iaute que dits : « Aquet bisatje
« Qu'e de sa mai : b'en sera dous !. . . »
AU REFRIN
COUBLET N°6 :
Jou que didi : « Trôp bouno bisto !
« Lége de lounh qu'e dangerous !...
« Mès anfin qu'éts sus era listo ; (Bis)
« Hilhucoun ! se Diu bous assisto,
« Que tiraram hôme de bous !...
Darnié REFRIN :
— Dap bostis frais edz angelous
« Prenduéts counsèlh, e carem-mous,
« Nous-aus acitau carem-mous !... |
COUBLET N°1 :
.
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°6 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°7 :
.
AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
Vous qu'on rapporte du baptême
Du nom qu'on a choisi pour vous,
Avez-vous un plaisir extrême ? (Bis)
En tous cas, des petits qu'on aime,
Pour sûr, vous êtes le bijour !
REFRAIN :
Avec les anges près de vous,
Sans doute, vous en riez, vous ! (Bis)
COUPLET N°2 :
Pour vous chantait leur voix vibrante,
Des cloches ! Quels carillons fous,
Quelle sarabande tremblante ! (Bis)
Du clocher la vieille charpente
Tout juste encore en tient debout !
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Comme un troupeau suit sa bergère,
Les enfants couraient après vous :
Ils remplissaient la rue entière... (Bis)
Votre marraine, toute fière,
En passant, leur jetait des sous !
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Au logis, bientôt tout s'empresse,
Nouveau chrétien, autour de vous ;
D'un baiser chacun vous caresse ; (Bis)
Maintes douceurs, mainte tendresse
Nous échangeons même entre nous...
AU REFRAIN
COUPLET N°5 :
Lui qui dit : "Cet enfant
Tient de son père, voyez-vous ?
Qu'il sera vibrant à son âge !...
- De sa mère il a le visage,
Dit un autre. Oh qu'il sera doux !..."
AU REFRAIN
COUPLET N°6 :
Pour moi, je dis : "Joyeux ou triste,
L'avenir est caché pour nous !...
Vous voici pourtant sur la liste : (Bis)
Cher enfant, si Dieu vous assiste,
Nous ferons un homme de vous"..
Dernier REFRAIN :
Avec les anges près de vous,
Prenez conseil, et taisons-nous ;
Nous tous, maintenant, taisons-nous ! |

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* À nosto fiho / À notre fille :




- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "A'ra nosto hilluco".
Autre orthographe possible : "Ara nòsto hilhuco".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en octobre 1908 et en octobre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiées en octobre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Maynadounho
Nou plouréts dounc bous, migounho !
Trop lountéms bostis ùelhous
Nou seran eschuts de plous !
COUBLET N°1 :
Touto clucado qu'èts bengudo
En aquéste mounde troumpur ;
Enas espiòs nou siats cajudo,
Praubo flou, gatge de bounur !
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
B'at saberats, quan i siats touto ;
Aymado b'en serats de Diu
Se nou troubats en bòsto routo
Loup en iùèr, sèrp en estiu.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Mès, adj anhètch que bén de nèche
Petit brémbo ço que s'escay,
E, tout urous que s'en ba pèche
At miéy des bosqués dap sa may.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Perqué plourats ta lèu, petito,
Quan tout s'arrits sus bòste brès ?...
Prenguéts, d'aquésto courto bito,
Es gòys abans, ... es plours après.
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Enfant,
Ne pleurs
Trop longtemps
N
.
COUPLET N°1 :
Toute
En ce monde trompeur ;
E
Pauvre
.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Vous le saurez, on grandit vite :
Aimée vous serez de Dieu,
Si contre vous l'hiver n'excite
Le loup, et l'été le serpent.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Mais de l'agneau qui vient de naître,
Petit
Et, tout heureux, il s'en va paître
Avec sa mère dans les bois.
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Pourquoi pleures-tu, petite,
Quand tout sur votre berceau ?
P
E
.
AU REFRAIN |

[Remonter]
* L'arendoule / Hirondeau :


- Présentation de cette chanson : L'auteur se permet le masculin d'hirondelle.
Titre originel : "Arrénoulat".
Autre orthographe possible : "Arrenolat".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Oun caou ana, diguets, goujatos
Qué par-ciou bach boun bats céga ?....
Oun caou ana ?... plumos ni patos
Nou m ' podén mès arrousséga !....
Caou prengué décap à ' ra lano ?
Tout soul qué m'y ban escana !....
Caou bacha décap à ' ra plano ?....
Diguets-mé dounc oun caou ana ?...
REFRIN :
— Biro, biro, biro,
Et séguis dé tiro
Sus éd coustalat !....
Biro, biro, biro,
Décap à Cagiro,
Arrénoulat !
COUBLET N°2 :
Què bist courbassés en Aoubergno,
Què bist perrots as Toulousens ;
En passant què prés éra hergno
Dab es parrats d'aciou-laguens...
Tout èro lech, tout m'ahastiaouo,
Ço dé bieil coumo ço dé naou...
Sensé ridé jou n'aoueitaouo
Aquech aoujam dé parci-taou !....
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Soulet pertout jou qué m' troubaouo
Oun sé bouillo qu'anesso cay !
Couant dé cots sé m'arrébrembaouo
Ed ninc oun m'adesquec ma may !
Daquéd ninc bén ' trobi ' ra trasso,
Et, praoub ' aoudech eschalatach,
Arrén qué bédéou qué m' deslasso !
— Hurous qui s'y tén acatach ! !
AU REFRIN |
COUBLET N°1 :
.
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
Où dois-je aller ? Ô jouvencelles
Qui voyagez, faucille en main,
Dites-le moi !... Mes faibles ailes
Vont m'abandonner en chemin...
À travers la forêt prochaine,
Tout seul je n'ose me lancer.
Par ici c'est triste... la plaine !
Dites ! Par où dois-je passer ?
REFRAIN :
Tourne, vire, vire,
Et tout d'une tire,
Gagne le coteau !
Tourne, vire, vire !
Vole vers Cagire,
Pauvre hirondeau !
COUPLET N°2 :
J'ai vu les corbeaux des Cévennes ;
J'ai vu les dindons toulousains.
J'ai vu beaucoup de bêtes vaines
En des lieux proches ou lointains...
Rien ne distrayait ma tristesse,
Non, rien ! Pas même les débats
Des volailles de toute espèce
Qu'on trouve dans ce bourg là-bas !
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
J'étais seul partout, ô misère !
J'étais seul partout où j'allais !
Que de fois je pensais, ma mère,
Au nid où tu me réchauffais.
Ce doux nid, je suis sur sa trace...
Mon coeur s'émeut... Oui, le voilà !
Je l'ai vu ! Ma peine s'efface !
Heureux qui sait demeurer là...
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Au jouc, pouleto ! / Au juc, poulettes ! :



- Présentation de cette chanson : Chanson mystérieuse...
Titre originel : "Ad jouc, pourettos !".
Autres orthographes possibles : "At jouc, pourétos !".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en avril 1943 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en avril 1943 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
At joucat jouc, at jouc, pourétos !
At pè det larè, goujatétos !
Que cadio préngo soun clus,
Ara ouro dedj Angelus !
At jouc ! at jouc ! at clus,
Ara'ouro dedj Angelus !
COUBLET N°1 :
Peras oumos dera grauo,
Atau, jassé, sus et tart,
Quacarrén qu'es passejauo,
Ome loup ou 'arrenart.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
At cap d'un tens qu'enténéren
Un crit coumo
« hai » ou « piu ! »
E dios biélhos que didéren :
Quaucarrèn qu'es passo'quiu... »
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Io hourcèro descouhado,
U gamuchètch tout tourbatch,
Chinhau de plumo macado
Ena grauo qu'an troubatch.
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Au juc, allons ! Au juc, poulettes !
Au pied du foyer, rentrez, fillettes !
Que chacun prendre place immobile,
À l'heure de l'angélus !
Au juc ! Au juc !
À l'heure de l'angélus !
COUPLET N°1 :
Dans la combe toujours sombre,
Hier, - c'était déjà tard-
Un être rôdait dans l'ombre,
Homme loup, ou bien renard...
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Deux vieilles, passant, ouïrent
Un cri de fille ou d'oiseau...
Et les deux vieilles se dirent :
"Le diable en fait de nouveau !".
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Une quenouille éhoupée,
Un fuseau tout embrouillé,
Un peu de plume fripée,
Dans la combe on a trouvé...
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Auva / Mort d'un enfant :

- Présentation de cette chanson : Chanson triste, religieuse.
Titre originel : "Aoubach".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Nou plourets pas és maynadjous qué s'moren,
Angélous ent' ad ceou marcats ;
Plagnets és qué sus terro sé démoron !...
Per éris prégats Diou, prégats !
Prégats Diou, prégats !...
COUBLET N°1 :
Un maynadgé s'é mort !... — Ataou io flou qué passo,
Ad cap d'un soul diò dé printémps...
Hurouso flou ! qu'aoutan ni glasso
Nou macaran quand siò lou témps !
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Un maynadgé s'é mort !... — Io goutto d'arrousado,
Perlo dé cristal et d'argent,
Ataou finis, esbapourado
Abans qu'éd souleil sio ragent...
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Un maynadgé s'é mort !... — Io stélo né luquéjo
Qu'a désparéchuch aouta léou ;
Taou un lambret, quand s'éslaméjo
Déja qu'és perd ad cor d'éd ceou.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Un maynadgé s'é mort !... — Baoumé, stélo, rousado,
Tout ço dé pur, aymat dé Diou,
D'éd paradis qué n'a ' r'antrado,
Et qué tiro décap aquiou !
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Ne pleurez pas sur les enfants qui meurent :
Pour le ciel ceux-là sont élus !
Plaignez plutôt, plaignez ceux qui demeurent...
Pour eux, priez, priez Dieu.
Oui, priez Dieu !
COUPLET N°1 :
Un enfant est mort ! C'est une fleur qui passe
N'ayant vu qu'un jour de printemps...
Heureuse fleur ! Autant ni glace
Pour toi n'auront pas eu leur temps !
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Un enfant est mort ! La perle de l'aurore,
Du jour redoutant la chaleur,
Déjà se fond et s'évapore
À l'heure où vient le laboureur.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Un enfant est mort ! Une étoile scintille
Et disparaît au même instant...
Tel à nos yeux l'éclair qui brille
Se perd au fond du firmament...
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Un enfant est mort ! Astre, parfum, rosée,
D'un milieu pur sentant l'attrait,
La jeune âme s'est élancée
Vers le ciel où Dieu l'attirait !
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Cant di mort / Chant des morts :


- Présentation de cette chanson : Composé pendant la seconde guerre mondiale...
Titre originel : "Cant des morts", "Chant funèbre".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en décembre 1942 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ? Très jolie mélodie, triste. Harmonisée pour choeur à 3 voix. Publiée en décembre 1942 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Sén de glas dera mort,
Soul tu n'ès hort
Contro touto perigglado ;
D'un crestian tu n'ès et port
At cap de sa passado.
Des biuants étch se sort,
Crento cap, cap d'effort. . .
D'un crestian tu n'ès et port
At cap de sa passado.
COUBLET N°1 :
Nou plourém s'et clot le tén,
S'et tourras geubutch l'entèrro ;
En nostis cors s'arretén
Et bén que n'a hèt sus tèrro !...
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Fé, Sépranço, Caritach,
Eras tres sos immourtalos,
Aciu-haut que l'an pourtatch
Sus eras lous blancos alos.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Mès nous plouri, jou, Sénhou !
Bous ac bouléts, que s'espère
Qu'aquéris qu'en aimè jou
En cèu les arrecupère.
AU REFRIN |
REFRIN :
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COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
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AU REFRIN
COUBLET N°3 :
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AU REFRIN |
REFRAIN :
Saint du glas de la mort,
Seul tu est comme en un port
Affranchi de tout orage ;
Un chrétien s'abrite et dort
Au soir de son passage.
Des vivants dans tes bras,
Sans regret, sans remord,
Un chrétien s'abrite et dort
Au soir de son passage.
COUPLET N°1 :
Ne pleurez pas, s'il n'est plu,
Si le noir tombeau l'enserre...
Comme un parfum ses vertus
Marquent ses pas sur a terre.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
L'espérance l'a guidé
Vers les sphères éternelles,
Et la foi, la charité
Lui prêtaient leurs blanches ailes.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Seigneur ! Je ne gémis plus !
Mais veuille, ô bonté suprême,
Qu'au séjour de tes élus,
Je retrouve ceux que j'aime !
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Cansoun de la crous / Chanson de la croix :

- Présentation de cette chanson : Berceuse.
Titre originel : "Cansoun d'éra croussayro".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Haoudo dé mayougno,
Ah ! ' ra bouno cougno !
Acatem-mous y !...
Haoudo dé mayougno,
Ah ! ' ra bouno cougno !
Endroumïm-mous y !...
COUBLET N°1 :
S'éd loup bén, porto barrado !...
Qu'ané béy sé'ra tourrado
A penjat forço candélous,
Et s'éd Luat a pantalous ?...
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Nani dounc ! à d'aquest ' houro
Né cap éd moumoun qué plouro,
Nani dounc, mais édj ' eschaliou
Qué bramo .. — L'enténets par-ciou ?...
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Bed santiroulet dé ciro,
Qu'on nou sab bien s'arrespiro,
Ataou qu'é, sus soun
catséroun,
Quand s'endrom, éd nost' agnéroun...
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Les bras d'une mère !
Est-il ur la terre
Un plus sûr abril ?
Dors dans cet asile,
Si doux, si tranquille,
Dors, enfant chéri !
COUPLET N°1 :
Tout est clos. Que nous importe !
Que le loup rôde à la porte,
Le méchant n'entrera jamais !
- Messire loup, prenez le frais !
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
L'homme noir dit : "C'est mon heure !
Je suis là ! Voyons... Qui pleure ?"
- Monsieur l'homme, ce n'est pas nous !
C'est la bise... L'entendez-vous ?".
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Un petit Jésus de cire,
Qui toujours semble sourire,
Tel il est notre enfant si beau,
Quand il s'endort dans son berceau !
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Capiroun / Robin-Mouton :

- Présentation de cette chanson : Chanson de moutons.
Titre originel : "Capirouch".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Capirouch, — qué tout lé béjo ! —
Marcho daouant éd troupech ;
Dab sa squèro qué cléquéjo
Bé s'ahoullo, bé's crey bech !...
COUBLET N°2 :
— Ja troubaras qui t'arresté,
S'aou dits un fray, à proupaous !
Fier qué sios, nou podés esté
Qu'un moutoun coumo nous aous !
COUBLET N°3 :
Mès qu'aquesté, mès qu'aquéro,
Daou ! nou t' prédès, cap-gaouché !...
— La pourtaras éra squéro
Ent' ana bey éd bouchè ?..... |
COUBLET N°1 :
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
. |
COUPLET N°1 :
Robin-Mouton marche en tête
De l'indifférent troupeau...
Lui qui porte la sonnette,
Il faut le digne et le beau.
COUPLET N°2 :
Laisse là ta mine fière,
Dit un autre peu jaloux ;
Hélas ! Tu n'es, pauvre frère,
Qu'un mouton tout comme nous.
COUPLET N°3 :
À ta gloire, pauvre bête,
Il faudra bien t'arracher...
- Porteras-tu la sonnette
Pour aller chez le boucher ?... |

[Remonter]
* Esvihen-nous ! / Éveillons-nous ! :

- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "Esbeillem-mous !", "Sounas, sounas, ô campanos".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Sounats, sounats, ô campanos,
Esbeillats tout éd pays !
Arrégaougits nostos lanos,
Alégrats qui s'embahis !
COUBLET N°1 :
Boun oubriè, brabé laourayré,
Qu'é ço taou ?
S'érios bengut sourd ?...
Lléouém-mous dounc, baillem-mous ayré !
Ad trabail tout diò qué s'hè court !...
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Sus éd catsé, tetos dé légno,
Bous houlets, bous aous, empéouta ?...
Moussu Ritou déjà qué s ' ségno
Et daouris soun libé d'aouta !. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
— Amiats bostis moutous, maynado !
— Tu, goueillé, nou chioulos toun can ?
— Tu, goujat, prén-mé ' ra guillado !...
Cadohun déou gagna soun pan !
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Oueïtats éd souleil qué puntéjo !
Tout s'esclamo par-ci, par-quiou...
Ah ! praoubé, praoubé qui souméjo
Tant qué lutz aquéd goueil dé Diou !
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Sonnez, sonnez, ô cloches,
Réveillez tout le pays !
Que chacun dans la campagne
Vite et gaiment soit debout !
COUPLET N°1 :
Bons laboureurs, allons, courage !
À l'appel ne restez pas sourds !
Souvenez-vous du mot du sage :
"Le travail trouve les jours courts.".
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Assez du lit ! Il paralyse...
Sur sa couche, faut-il s'enter,
Quand notre curé, dans l'église,
Est déjà tout prêt à chanter ?
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
- Cours aux moutons, toi, jeune fille !
- Toi, mon gars, la charrue en main !...
Grand ou petit, dans la famille,
À chacun de gagner son pain !
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Sur nos monts le soleil scintille,
Répandant sa flemme en tout lieux...
Honte à qui dort tandis qu'il brille
Ce beau soleil, regard de Dieu !
AU REFRAIN |

[Remonter]
* I meinado / Aux enfants :




- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "As maynadjous".
Autres orthographes possibles : "As mainadjous".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en 1928 et en 1942 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en 1928 puis en 1942 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Mainadjous, dab edz angelous
Endroumits bous !
Era campano que souno,
Coumo bôsto mai ta bouno,
Mainadjous, mainadjous,
Canto per bous.
COUBLET N°1 :
Eth vent d’ivèrn pera montanha,
Tot arrosega, tot hè càger,
Entà dab vos arren que’s cranha,
Ath miei deths bracas de ua mair.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Un praube, pregant qu'ôn l'assiste,
Deman bous arrebelhara. . .
Bòsto mai qu'arribara biste. . .
De cap à bous qu'arridera !
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Bounhur souhén trôp lèu mousquito,
At miéi camin nous dits adiu !. . .
Bounur qu'aurats touto 'ra bito,
S'aimats bôsto mai, s'aimats Diu !
AU REFRIN |
REFRIN :
Meinado, emé lis angeloun,
Endourmes-vous !
La campano que souno
Coume vosto mair" tant bono,
Meinado, (Bis)
Canto pèr vous.
COUBLET N°1 :
Lou vent d'ivèr .
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Enfants, avec les anges
Endormez-vous,
La cloche qui sonne,
Comme votre mère si bonne,
Enfants, (Bis)
Chante pour vous.
COUPLET N°1 :
Le vent d'hiver
Tout
E
Au milieu des
.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Un pauvre, priant qu'on l'assiste,
Demain vous
Votre mère
D
.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Bonheur souvent trop vite
Au
Bonheur
S
.
AU REFRAIN |

[Remonter]
* La fiho de la vèuso / La fille de la veuve :


- Présentation de cette chanson : Chanson triste.
Titre originel : "Era hillo d'éra béouzo".
Autres orthographes possibles : "Era hilho dera béuso".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en août 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en août 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français, adaptation de l'auteur
: |
COUBLET N°1 :
En liét jou lèchi ma familho...
— Touto'ra nét qu'auió nheuatch. -
Partin tat bôsc at dió lheuatch,
Dera béuso tròbi'ra hilho.
REFRIN :
Sa mai que drôm en sa maisoun...
Souno douçomént, Guilhemoun !
COUBLET N°2 :
Petit bestido, tout pè-nudo,
Èro s'en ba, soun hèch en cap...
Jou de herétch nou-n sénti cap,
Mès éro tant s'i hè que sudo !
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
« Au-méns », ça dits, quan s'arretiro,
« Gùè nòsto mai qu'es cauhara
« E bèromént bé tourrara
« S'aquéste brôc nou mous ac biro. . . » —
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
« Mainado, camino, camino !
« Uèito, que cai ploujo de glas !
« Nou-t trigues pas ! transi qu'et bas !
« Demôro ! qu'èm aquiu, praubino !
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
Mès sus era nhèu b'é cajudo !. .
Aném-lo biste secouri. . .
« Mainado ! nou-t lèches mouri !
Respoun mous!...
» — Que demôro mudo.
AU REFRIN
COUBLET N°6 :
En sa maisoun ôn la bous pôrto
E, quand la bétch, sa praubo mai
En hè un crit talèu que cai. . .
— Era
mai tabé que s'é morto !. . .
Darnié REFRIN :
— Et cèu que sió'ra lou maisoun...
Souno douçomént, Guilhemoun ! |
COUBLET N°1 :
.
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°6 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°7 :
.
AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
Dur hiver ! Temps de dure épreuve...
J'étais au bois dès le matin ;
Une enfant vient sur mon chemin ;
C'était la fille de la veuve.
REFRAIN :
Sa mère dort en sa maison...
Ô cloches, voilez votre son !
COUPLET N°2 :
Pliant sous un faix de ramée,
Pieds nus dans le givre, elle allait...
Je vis que la sueur
perlait
Sur sa tempe décolorée...
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
"Au moins aujourd'hui, disait-elle,
Notre foyer s'éclairera ;
Et, pour ma mère, il sortira
De ce bois flamme douce et belle.".
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Elle s'arrête, et je lui crie :
"Quoi !? Ne sens-tu pas le verglas ?
Reprends ton faix, double le pas.
Attends ! Je vais t'aider, amie !".
AU REFRAIN
COUPLET N°5 :
Mais sur la neige elle est tombée !
Venez, venez la secourir !
"Enfant, te laisses-tu mourir ?
Réponds !". Rien ! Sa bouche est fermée.
AU REFRAIN
COUPLET N°6 :
Dans sa chaumière on la rapporte...
Sa pauvre mère en la voyant,
Tombe avec un cri déchirant...
- Elle aussi la mère était morte !...
Dernier REFRAIN :
Le ciel du pauvre est la maison...
Ô cloches, sonnez doucement ! |

[Remonter]
* La mai amado / La plus aimée :


- Présentation de cette chanson : Chanson d'amour.
Titre originel : "Era mès aimado".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en août 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en août 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
On dits qu'ès era mès poulido
Deraspoulidos det cantoun...
On dits qu'ès era flou causido
Que soulo plats à tout le moun...
REFRIN :
Enta jou, mainado, Toustèn que seras
Era mès aimado,
Quan nou m'aimaras !...
COUBLET N°2 :
On dits qu'ès era mès urouso,
Que touto causo te coumbén...
On dits qu'ès era mès gaujouso
E'ra mès brabounho tabén.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
At tour de tu tout ca s'eslamo
D'un soul limbret de tos gùelhous,
E cado un dario soun amo
Pera mendre de tas fabous.
AU REFRIN |
COUBLET N°1 :
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
.
COUBLET N°4 :
.
COUBLET N°5 :
.
COUBLET N°6 :
.
COUBLET N°7 :
. |
COUPLET N°1 :
C'est toi, dit-on, la plus jolie
Des filles du pays...
C'est toi, dit-on, la fleur choisie
Qui seule nous rend tous ravis...
REFRAIN :
Mais pour moi, charmante,
Tu seras toujours
- Même indifférente -
Mes chères amours !
COUPLET N°2 :
C'est toi, dit-on, la plus heureuse,
À qui son sort toujours sourit :
C'est toi, dit-on, la plus joyeuse,
Comme la plus gentille aussi...
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Auprès de toi, tout coeur s'enflamme
D'un trait de tes yeux enchanteurs,
Et chacun donnerait son âme
Pour la moindre de tes faveurs.
AU REFRAIN |

[Remonter]
* La rato caudo / La chauve-souris :

- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "Er' arrato-caoudo".
Autres orthographes possibles : "Er'arrata cauda".
- Paraulo / Paroles : Écrites en 1872 par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
En país deras arenòlas,
Davath eth nòste cèu tan pur,
Arrat-cauda de malur,
Seriás-tu, ditz-mos-ac, que vòlas ?
Detràs un segàs, davath un gamàs,
Dab un vielh cucàs, perqué non te’n vas ?
Ena tuta’scura qu’era vop se cura
Anem ! Amaga’t !
COUBLET N°1 :
Er’arenòla mo’n agrada
Ath miei deths nòstis cabirons ;
Tu, nipa, traste dangerós,
Arrès non t’i vòu véir penjada !
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Era trabalha, va, ven, canta
Ath ninc deths sòus arenolats ;
Tu, sòr peluda deths arrats,
As jamès hèit arren, fenianta ?
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Era n’aima’ra siá familha
E son país, e sa maison ;
Tu qu’aimariás, ditz, arrespon ?
Se mair non ès, de qui ès la hilha ?
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Era dròm quan tot ei plen d’oumbra ;
Tu sòrtes quan sòrt eth calelh ;
Era non cerca qu’eth soulelh ;
Tu que cercas era neit sombra.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
Arrés, arrés, audèth estrange
Dab arenòla no’t confond :
Qu’as neras alas de demon :
Era n’a bèros alas d’ange.
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°6 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°7 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Au pays des hirondelles,
Sous notre ciel d'un tendre azur,
Chauve-souris au vol obscur,
Seras-tu, dis-moi,
D
Avec un vieux
E
Allons !
.
COUPLET N°1 :
À l'hirondelle ma fenêtre !
Au milieu de nos
Toi
N'ont horreur de voir paraître !?.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Auprès de sa douce nichée,
Que de chansons et que d'ardeur !
Mais le silenc et la torpeur
Ont gîte aux lieux qui t'ont cachée.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Ah ! Comme elle aime sa famille
Et son pays, et sa maison ;
Toi qui
Si ce n'est pas sa mère, de qui est la fille ?
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Lorsque le soir ramène l'ombre,
T
La
Toi qui cherches la nuit sombre.
AU REFRAIN
COUPLET N°5 :
A
Avec
Mettre tes ailes de démon
À côté de ses ailes d'ange.
AU REFRAIN |

[Remonter]
* L'escolo di pastre / L'école des jeunes bergers :

- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "Era 'scolo d'és goueillès".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
A traouès touto 'ra campagno
Quand bous lançats dé boun maytïn,
Diguets, goueillé d'éra mountagno,
Qué bédets p'ed bosté camïn ?
COUBLET N°2 :
— Qué bédem éra Mounjouyetto
En soun murret
ta bieil qué cay,
Edj' aoudéroun sus sa branquetto,
Et' r' abeillo.... per oun s'escay.....
COUBLET N°3 :
Era santo dréto sé quillo ;
Ero mous dits :
«Sios boun chhrestian ! »
Edj ' aoudech : « Aymo ta famillo ! »
Et ' r ' abeillo ; « Trabaillo plan ! ». |
COUBLET N°1 :
À travès touto la campagno,
Quand vous
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
. |
COUPLET N°1 :
Jeunes bergers de la montagne,
Vous qui partez de bon matin,
Que voyez-vous dans la campagne
Tout le long de votre chemin ?
COUPLET N°2 :
- Nous voyons, dans sa tour si vieille,
L'humble madone du hameau,
Et puis la ruche de l'abeille,
Puis encore, le nid de l'oiseau.
COUPLET N°3 :
La madone nous dit : "Espère !
Espère et prie, enfant chrétien !".
L'oiseau nous dit : "Aime ta mère !"
Et l'abeille : "Travaille bien !". |

[Remonter]
* Lou mendicant / Le mendiant :

- Présentation de cette chanson : Chanson sur la générosité, la charité.
Titre originel : "Lou mandiant".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Un praoubé tout bieil, tout toursuch, tout quérach,
Daouant un pico-port daourach,
Qu'a dit soun Pater, soun Abè... qué démoro.....
Anfin qué tusto dé déhoro.....
REFRIN :
— Moussu ! què so mès mort qué biou !
— Léchats-mé 'ra porto bien bisté !.....
— Dam-mé caoucarrén per amou dé Diou !
— Y a pas arren ! Diou bous assisté !.....
COUBLET N°2 :
Bïnt mayzous déjà, bïnt mayzous qu'a séguich,
Aquet
praoubé bieil aganich :
Ni sòou, ni croustet ; en loc cap de coueilludo ;
Pertout respounso counégudo :
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Ad tourd'éra net, qué s'én ba, désoulach,
Daouant, ço dé Jouan d'éd Pélach,
Jouan,
soun parioun, dé doulous, dé miséro.....
Ed mandiant toutun l'apèro :
Darnié REFRIN :
« Janoun ! què so mès mort qué biou !.....
— Entrats, moun amic, entrats bisté !
— Dam-mé caoucarrén, per amou dé Diou !.....
— Tiets tout moun pan !... Jou, Diou m'assisté !... |
COUBLET N°1 :
.
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
Un pauvre bien vieux, bien défait, bien courbé,
À la porte au marteau doré,
Après son "Pater", son "Avé Maria", las d'attente,
Frappe enfin dune main tremblante...
REFRAIN :
- Donnez ! Je suis à demi-mort...
- Laissez ma porte, je l'ordonne !
- Pour Dieu, donnez ! La faim me tord !
- Nous n'avons rien. Que Dieu vous donne !
COUPLET N°2 :
Hélas ! Vingt maisons l'ont déjà repoussé
Ce pauvre infirme et délaissé...
Pas le moindre pain, et pas la moindre obole ;
Mais partout la dure parole...
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
la nuit est venue. Il s'assied désolé
Sur le seuil de Jean-le-Pelé,
Jean qu'étreint aussi la misère cruelle !
Pourtant, le mendiant l'appelle...
Dernier REFRAIN :
- Ô Jean ! Je suis à demi-mort...
- Entrez ! Pour deux, la place est bonne.
- Un peu de pain ? La faim me tord !
- J'ai celui-là, je vous le donne ! |

[Remonter]
* Lou paure Jan / Le pauvre Jean :

- Présentation de cette chanson : Chanson de courage.
Titre originel : "Ed praoubé Jouan".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Moun praoubé Jouan, en ta cabano,
N'as pas poou dab tant dé gariats !
Doutzé bé n'as, bien apariats !
Hardit l'on séra s'on té pano !
— Moussu, pourtant, en moun estret,
Countent qué so sé Diou les baillo
A cadohun soun liet dé paillo
Et bet chignaou dé musturet ! (Bis)
REFRIN :
As chagris hém éra guerro,
Dé mès praoubés n'y a billéou sus terro !
Mais noun pas dé mès countents,
Ni dé mès balents !
COUBLET N°2 :
Moun praoubé Jouan, plan tu t'y hidos ....
Ad marcat qué s ' hè car ed pan.
Forço n'y a qué déjouaran
Sé nou an tarjos bien poulidos !...
— Moussu, nou siats ta carestié.
Daillurs, oueïtats, Diou mès ajudo
Qui mès trabaillo, qui mès sudo
Sus éd camp ou sus éd mestié ! (Bis)
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Moun praoubé Jouan, plan tu t'én chaoutos ;
Qué poudérios aoué razoun ;
Mais per malur qué la cansoun
Nou t'aoupliara qu'éras gaoutos !
— Moussu, j'ad bédi : qu'ets jalous !
Dé bouno barro jou qué m ' banti :
Sus un croustet moun
cachaou planti
Quan bous déjouats sus és capous ! (Bis)
AU REFRIN |
COUBLET N°1 :
.
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
Mon pauvre Jean, sur ma parole,
Demeure en paix dans ta maison !
Tes douze fils te font planton :
Bien hardi sera qui te vole !
- Monsieur, dit-il, dans mon taudis
Je suis content si Dieu me baille
Pour chacun d'eux un lit de paille
Et quelque morceau de pain. (Bis)
REFRAIN :
Aux chagrins faisons la guerre !
De plus pauvres s'il en est sur terre,
Point n'en est de plus contents,
Ni de plus vaillants !
COUPLET N°2 :
Mon pauvre Jean, trop ne t'y fies !
Au marché le pain devient cher ;
La faim fera sentir son ver
À qui n'a pas poches garnies.
- Monsieur, rien ne peut m'effrayer !
Ne sais-je pas que Dieu plus aide
Qui plus travaille, plus est raide
Sur la glèbe ou dans le chantier. (Bis)
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Mon pauvre Jean, à tors tu joues ;
Tu n'as ni rime ni raison.
Souviens-toi bien que ta chanson
Ne fera gonfler que tes joues.
- Monsieur, ah que vous êtes jaloux !
Ma dent est bonne, et je la plante
Au pain gagné qui me contente :
J'ai cela de meilleur que vous ! (Bis)
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Margarideto / Marguerite :


- Présentation de cette chanson : Romance, sous forme d'allégorie d'une fleur : la marguerite de la Madone.
Titre originel : "Margalidetto".
Autres orthographes possibles : "Margalidéto".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en juin 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée juin 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
È bous, o margalidéto,
Ta cando, ta poulidéto,
Touto soulo bous démourats ?
E dab era mounjouiéto
En sa bièlho maisouéto
Acitau bous arretirats ?
Margalidéto, (Bis)
Ja bilhèu nou bou-n pendirats !
COUBLET N°1 :
Bòstos sôs, en acéros prados,
Sus un arriu blu coumo't cèu
Enta bièn béi-s'i miralhados,
Hèn, cap-sus-cap, un subercèu. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Es parpalhôs, ah ! bén fadéjon
Demèst aquét baran de flous !
Éros tabén ne calinéjon
Et mès berôi, et mès jalous !. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Atau qu'è dit. . . Io periglado
En broumi que bén pedj autin. . .
Era grèllo rasclo 'ra prado
È la raso coumô un camin. .
.
Darnié REFRIN :
De tant de margalidétos
Ta fréscos, ta poulidétos
Iô tout just encaro que biu,
È dab era mounjouiéto
En sa biélho maisouéto
Petit crénh et flèu dedj estiu. . .
Nôsto Daméto, (Bis)
Toustém, toustém dap bous è Diu. |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Et vous, ô marguerite,
Le printemps t'invite ;
Tout seule vous demeurez ?
Et le toit de l'humble Madone
Que seul le lierre environne
C'est l'asile que vous cherchez ?
Marguerite, (Bis)
Bonheur à vous qui vous cachez !
COUPLET N°1 :
Vos jeunes soeurs de la prairie,
Pour se mirer au fond de l'eau,
Penchent avec coquetterie
Leurs corolles sur le ruisseau...
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Le papillon, qui prend pour elles
Sa belle robe aux cent couleurs,
Semble, au caprice de ses ailes,
Voler dans un essaim de fleurs...
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Mais écoutez !??? Avec furie
Tout d'un coup le ciel a tonné ;
L'orage fond sur la prairie,
Et bientôt tout est moissonné
.
Dernier REFRAIN :
Parmi tant de fleurs nouvelles,
Baguère encore si belles,
Une seule, - la voyez-vous ? -
Près de la Madone sainte,
Où l'orage est sans atteinte,
Une seule a bravé ses coups !
Vierge Marie, soyez bénie,
Car le seigneur est avec vous ! |

[Remonter]
* Martino / Martine :


- Présentation de cette chanson : Chanson en l'honneur à une fille Martine dont son aïeul était Guillémon le carilloneur du village.
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en décembre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en décembre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Enta parla que so nescudo,
Nou pòdi pas demoura mudo. . .
Martino dounc que paralara ;
E per petit, petit qu'eu bague,
Qui se boulho, que sió qu'eu pague,
Et campanè m'escoutara !
COUBLET N°2 :
Toun aujó de bouno memòrio
De hèm broumi
que s'a hèt glorio,
Sébios aquéro, Guilhemoun !
Tout pès, tout mas, b'arpatejauo
Quan, et diménje, se penjauo
At telè de soun carrilhoun.
COUBLET N°3 :
Bèt tens aquétch ! — A cado hèsto,
Quin biradis, quin coupo-tèsto
E quin beròi trabalh qu'et mèn !
Aquero hèt, m'arrecatauo,
E, dap mas sôs, tout dous cantauo,
La mort d'un aimable dauphin.
COUBLET N°4 :
Qu'è hèt plourat qu'è hèt arride
E mèmo qu'arrès nou m'en cride !
Arride qui semblèc ploura !
Oun ne seriòm, s'èro ma fauto
Qu'un brigaut qui de tout se chauto
D'aires debots s'ane entoura ?
COUBLET N°5 :
Droullòts mau piendats e moucousis,
Maridats bourruts è jalousis,
Enta bous toutis qu'è sounatch.
De hilhouléts, de maridadjes
D'aubats, de mòrts e de beusadjes
Qu'è cent milo còps arrounatch !
COUBLET N°6 :
E, s'a Diu plats, louténs encaro
Se de machant còp l'on me paro,
Lounténs aci que sounarè.
As qui benguéts, camin facile,
As
qui bou-n bats, soumèlhs tranquile. . . ,
Bounur à touts que sùetarè !
COUBLET N°7 :
Tabé, bous-aus, aimats Martino !
Per quaco cansoun libertino
Nou desaprengats sa cansoun,
Afin qu'un dio, goujats ou hilhos,
Quan souno per bôstos familhos,
Nou hace pas un triste soun !. .
. |
COUBLET N°1 :
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
.
COUBLET N°4 :
.
COUBLET N°5 :
.
COUBLET N°6 :
.
COUBLET N°7 :
. |
COUPLET N°1 :
C'est pour parler que l'on m'a fait :
Je ne dois pas rester muette...
Et bien ! Martine parlera ;
Et, suspendant son ministère,
Sans renoncer à son salaire,
L'homme d'ici m'écoutera.
COUPLET N°2 :
Ton aïeul de bonne mémoire,
De me sonner se faisait gloire,
Saches-le bien, ton Guillémon.
Ses pieds, ses mains, son cou, sa hanche,
Tout remuait quand le dimanche,
Il s'inspirait au carillon !...
COUPLET N°3 :
Beau temps, alors ! À chaque fête
Quel tourbillon ! Quelle tempête !
Quels sous !... Un grand prélude, enfin !
Après le galop prenant l'amble,
Mes soeurs et moi chantions ensemble
"La mort d'un aimable dauphin" !
COUPLET N°4 :
J'ai fait pleurer et j'ai fait rire
Et même - C'est là qu'est le pire -
Fait rire qui semblait pleurer.
Mais dites donc, suis-je coupable,
Si tel coquin, trois fois damnable,
Semble vers Dieu seul soupirer ?
COUPLET N°5 :
Enfants ennemis de l'école,
Mari bourru, femme frivole,
J'ai sonné pour chacun de vous.
Les baptêmes, les mariages,
Et puis les morts et les veuvages
M'ont fait frapper millions de coups.
COUPLET N°6 :
Dieu, le voulant ici, je pense,
Si l'on me traite avec prudence,
Longtemps encore je sonnerai.
Oui ! Vous viendrez : chemin facile !
Vous partirez : sommeil tranquille !
Bonheur à tous je souhaiterai !
COUPLET N°7 :
Vous donc qu'elle aime, aimez Martine !
Pour quelque chanson libertine,
N'oubliez jamais sa chanson,
Afin qu'un jour, garçons et filles,
Sonnant encore pour vos familles,
Elle n'ait pas un triste son ! |

[Remonter]
* Madouneto / Madone :

- Présentation de cette chanson : Cantique à la sainte vierge.
Titre originel : "Mountjouyetto".
Autre titre possible : "Mount-joieto".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
En tout témps, touto sazoun,
O Mountjouyetto,
Bous, ta brabetto,
Gouarats daouat bosto manetto,
Camp et maysoun ! (Bis)
COUBLET N°1 :
En cantsé d'éd camïn touto quillado,
Es goueils décap ad céou lléouats,
Ed bras dé nibeou sus és blats,
Arrams et flous l'en adoumbrado !
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Aquio la ban trouba bieil et maynatgé...
Qui nou a pénos à counda,
Qui nou a pats à démanda
A'ra gouardiano d'éd bilatgé ?...
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Ad tour dé soun tuquet, és sos cantayrés,
Eds aoudérous qu'a hétis Diou,
Mesclon éd lou dous chourrou bïou
A'ra prégario d'és laourayrés.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Enta'ra sento may de Nosté-Seigné,
Tout s'espandis, arrams et flous.....
Cantats, oh ! cantats, aoudérous !
Sé mès nou poch, homé qué s ' seigné !
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
En tout temps, toute saison,
Blanche madone,
Sainte patronne,
Gardez sous votre main si bonne
Champ et maison ! (Bis)
COUPLET N°1 :
À l'angle où le sentier brise sa pente,
Debout, les yeux au ciel levés,
Le bras étendu sur les blés,
Rameaux et fleurs forment sa tente.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Près d'elle on accourt à tout âge :
Qui n'a de peines à conter,
Qui n'a de grâce à demander
À la gardienne du village ?
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Quand le vieux laboureur, qui la révère,
À ses pieds s'arrête en ce lieu,
Les petits oiseaux du bon Dieu
Mêlent leurs voix à sa prière...
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Pour la vierge des monts, mère fidèle,
Tout s'épand, et l'arbre et la fleur...
Oiseaux, enfant, chantez en choeur,
Homme, joins tes mains devant elle !
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Païsan de Cagiro / Paysan de Cagire :

- Présentation de cette chanson : Le pic de Cagire est une montagne des Pyrénées.
Titre originel : "Paysant dé Cagiro".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Era Damo d'aquet castech
Qué m'a dit : Paysant dé Cagiro,
Logo-t' dab jou ! Toun musturech
Nou baou moun pan blanc coumo ciro.
— Siò dé séglé, siò dé carroun,
Madamo, s'è jou dit, dab hamé tout qué passo ;
Mais pan nou n'y a pas d'aouta boun
Qu'éd dé caso crouchit sus plasso.
COUBLET N°2 :
Era Damo d'aquet castech
Qué m'a dit : Paysant dé Cagiro,
A caso mio tout né ta bech
Et ta ludent qu'és goueils né tiro.
— A praoubé paysant maou s'escay,
Madamo, s'è dit jou, d'aoué lotjo daourado !
— Ed téoulet estret de papay
Mès qu'éd bosté qué mé n'agrado.
COUBLET N°3 :
Era Damo d'aquet castech
Qué m'a dit : Paysant dé Cagiro,
A caso miò councert naouech
Dé bèro gent tout dio n'attiro !
— En és nostis bosqués tabén,
Madamo, s'è jou dit, musicos y ' a dé béros :
Ed j'arrouchino qu'arrépren
Éras cansous d'éras goueilléros.
COUBLET N°4 :
Era Damo d'aquet castech
Qué m'a dit : Paysant dé Cagiro,
Logo-t' dab jou ; dab lou capech,
Mous baylets dé moussus qu'an tiro.
— Paysant jou què so tout sancès,
Madamo, s'è jou dit, dé cambia nou s'y gagno :
Paysant ! mais Chrestian, mais Francès,
A'ra modo dé'ra mountagno ! |
COUBLET N°1 :
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
.
COUBLET N°4 :
. |
COUPLET N°1 :
Haute Dame de ce château
Me disait : "Paysan de Cagire",
Viens ! Laisse-là ton noir gruau :
J'aidu pain blanc, blanc comme cire.
- Que fait
noir ou blanc, aigre ou doux,
Madame, ai-je repris, lorsque la faim réclame ?
Rien ne vaut le pain de chez nous,
Qui sous signe de croix s'entame
.
COUPLET N°2 :
Haute Dame de ce château
Me disait : "Paysan de Cagire",
Dans mon logis tout est si beau
Et si brillant que l'on s'y mire.
- Ce logis tout fait pour un roi,
Madame, ai-je repris, logerait mal un hère.
Nul palais n'égale pour moi
La cabane de mon vieux père.
COUPLET N°3 :
Haute Dame de ce château
Me disait : "Paysan de Cagire",
Chez moi, mieux que ton chalumeau,
La viole chante ou soupire.
- nos forêts résonnent souvent,
Madame, ai-je repris, des chansons les plus belles,
Et le rossignol les apprend
De la bouche des pastourelles.
COUPLET N°4 :
Haute Dame de ce château
Me disait : "Paysan de Cagire",
Viens ! Belle toque et beau manteau
Te donneront l'air d'un messire.
- je suis paysan pour jamais,
Madame, ai-je repris, à changer nul ne gagne.
Mais je suis chrétien et français,
C'est assez dans notre montagne ! |

[Remonter]
* Passo, cansoun ! / Passe, chanson ! :

- Présentation de cette chanson : Chanson triste.
Autres orthographes possibles : "Passa cançon".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Passa, passa, passa cançon !
Non siàs tu perduda
Ni desconeguda
Peth lonh deth mon !
Passa, passa, passa cançon !
Arrès ací non t’arrespon,
Passa cançon !
COUBLET N°1 :
Perqué non cantas, tu, praubonha
Ath torn deth noste campanar ?
Aquiu te voi ! Ve-i, tu, minhona !
Jo, dab tu, ja i podèssi anar !
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Ve’t abrigar davant Saprada,
Brabes amics que i trobaràs ;
Que i trobaràs mair areulada
A mair de jo que parlaràs !
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Lèisha, coma’ra broma espessa
Eths chagrins arrodà’m ath torn ;
Ben ! Non parles de ma tristessa
Mès parla hòrt de mon amor.
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Passe, passe, passe chanson !
N
Ni
P
Passe, passe, passe chanson !
A
Passe chanson !
COUPLET N°1 :
Pourquoi tu ne chantes pas, toi, pauvre
Autour de notre
A
J
.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
V
Braves amis
Q
A
.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Laisse, comme la
Les chagrins
B
Mais parle fort de mon amour.
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Refrin di travaiaire / Refrain des travailleurs :


- Présentation de cette chanson : Chanson sur le travail, avec des onomatopées.
Titre originel : "Refrèn des travalhaires".
Autres titres possibles : "La cansoun di travaiaire / Era Cansoun des Trabalhaires / La chanson des travailleurs".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en avril 1942 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879). Harmonisée pour choeur à 3 voix avec des questions/réponses. Publiée en avril 1942 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Zic, zac, zim, zam,
Nhif, nhaf, tim, tam,
Ristantam, pimpam, patatam, (Bis)
Açotau qu'es 'ra cançoun
Déts ateliès de Saloumoun.
Toutis bous-aus la sabéts plan,
Ja mou-n enteneram !
—
— Oida ! mès siam, mès baleram !
Rim è rim, e rim e rim e ram
Pam pam !
A toutis toutis es mestiès
Oubriès
Aunou, bounur, trabalh è piès !
COUBLET N°1 :
Gént de campanho, gént de bilo,
Toutis es que ganham et pan
A pousso-man,
Toutis qu'èm io mèmo familho,
Familho grano coumo 't moun :
Tout i respoun :
Açotau. . .
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Cantats tabé, brabis lauraires,
Pais neuricès det
« genre umèn »,
Nòste refrèn !
Qu'èts es prumès des trabalhaires !
Prenguém-mous toutis pera man
En repetan :
Açotau. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Canto tabé, brabo oubrièro,
Tu qu'echchugos fòrço sudous
E fòrço plous !
Per un moumént qu'et bejam
fièro !
Tout diò n'a pas sa part de maus. . .
Dits dap
nous-aus :
Açotau. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Aquet councèrt et plats, mainadje ?
En brès lounhténs que
t'endroumiòs
Quan l'enteniòs !
Enta d'a tu lèu bén edj adje
Oun, tapòc que l'enteneras,
Qu'et lheuaras. . .
Açotau. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
— Bous, Messius, qu'era poulitico
Siguis pet
liét, siguis pet sòu,
Coumo 'ra pòu,
Pregats Diu per nòsto musico !
A toutis bièn qu'en anera
Tant qu'òn hara :
Açotau. .
.
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°6 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°7 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Zic, zac, zim, zan,
Gnif, gnaf, tin, tan,
Ristantam, pimpam, patatam, (Bis)
C'est ici, c'est la chanson
Des ateliers de Salomon...
Qui d'entre-nous ne la saura ?
En choeur on la dira !
Plus on sera, plus cela vaudra !
Rim et rim et rim et ram !
Pam, pam !
À tous, à tous les francs métiers,
Ouvriers,
Honneur, travail, chance et deniers !
COUPLET N°1 :
Gens de campagne et gens de ville,
Nous tous qui gagnons notre
pain
"À pousse-main",
Nous ne sommes qu'une famille
Grande comme le monde rond,
Tout y répond :
C'est ici...
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Chantez aussi, laboureurs sages,
Qui nourrissez le genre humain,
Notre refrain !
Nul ne fait d'aussi bon ouvrage !
Venez, par la main nous prenant,
En répétant :
C'est ici...
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Chante aussi, toi, bonne ouvrière,
Essuyeant et forces sueurs
Et force pleurs !
Qu'un instant nous te voyons fière !
Les jours parfoiscoulent plus doux...
Dis avec nous :
C'est ici...
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Enfant, ce concert doit te plaire ?
Au berceau tu dormis longtemps
À ses accents !
Mais l'âge accourt, la chose est claire,
Où du lit, quand tu l'entendras,
Tu sauteras...
C'est ici...
AU REFRAIN
COUPLET N°5 :
Vous, messieurs, que la politique
Poursuit couchés comme debout,
Tremblant partout,
Priez Dieu pour notre musique !
Car tout fort bien pour tous ira
Tant qu'on dira :
C'est ici...
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Souno, Guihèumoun ! / Sonner, petit Guillaume ! :


- Présentation de cette chanson : Chanson en l'honneur de son ami carillonneur d'Aspet : Guillaume RUAU.
Titre originel : "Souno, Guillémoun !".
Autres orthographes possibles : "Souno, Guilhemoun !".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en juin 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en juin 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Souno, souno, souno, Guilhemoun,
Din, doun !
Pénjo-t ara campano,
Batano, batano!
Souno, souno, souno, Guilhemoun,
Din, doun !
Souno Guilhemoun,
A triple carilhoun !
COUBLET N°1 :
Et nôste poutch nou canto cap encaro,
Deras garòs nou s'en esbèlho cap ;
Tu, mès douriu, tu plan qu'ès lheuatch aro !
Deja, praubin, ja mous coupos et cap !. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Triste mestiè que d'èste coudinèro,
Ça diguiôn jé Janetoun è Catin ;
Dempuch que t'a sa raujo campanèro,
Nou droumim pas brico mès et maitin.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Urous qui pôtch escouta ta musico
Sense sourti de soun lièt bien caudét !
Urous qui pôtch, de debôto pratico,
Sus et catcè passa-s et chapelét !
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Sonne, sonne, sonne, petit Guillaume !
Ding dong !
Résonne la cloche,
Elle s'ébranle !
Sonne, sonne, sonne, petit Guillaume !
Ding dong !
Sonne, petit Guillaume,
À triple carillon !
COUPLET N°1 :
Quand notre coq ne chante pas encore,
Quand au juchoir tout est en plein sommeil,
Sonneur maudit, toi, devançant l'aurore,
Pour nous déjà tu sonnes le réveil ?...
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Triste métier que celui de servante !
Disaient hier Jeannette et Madelon ;
Depuis qu'il a la rage musiquante,
Ferme-t-on l'oeil ? S'il est fermé, dort-on ?
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Heureux qui peut écouter ta musique
Bien étendu sous l'édredon mollet !
Heureux qui peut, c'est dévote pratique,
Sur l'oreiller dire son chapelet !
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Tin, tan ! / Ding, dong ! :


- Présentation de cette chanson : Onomatopées du carillon de son ami Guillaume (d'Aspet).
Titre originel : "Tïn, tan !".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Tïn, tan, tïn, tan,
Es dios entrétan
Qué s'aloungaran,
Qué s'acourciran ;
Mais, tout diò qu'ajam,
Nous aous sabéram
Quénta minja pan
Caléra gagnan !
COUBLET N°1 :
Simoun éd bieil et Simouno
Déd bosc tournon toutis dus ;
Guillémoun qué carrillouno
Dé meddio soun Angelus.
— Bed périclé dé musico,
Dits Simoun, qué sé ' n'arrits !
Sabès-tu ço qué mous dits ?
— Oueïto quin s'esplico.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Qui s ' passéjo pé ' ra plaço ?
Caouquis moussus esbagats
Qu'arrépasson ço qué passo,
Siò goujatos, siò goujats.
— Bed mestié pourbu qué duré !
Nosté-Ségné piétadous,
Ta d'aquéris moussurous
Qu'éd souley s'escuré !
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Qui déouaro' ra carrèro ?
Dus taillurs, très ménuisiès,
Un massoun, io cousturièro
Et couat' ou cïnq courdouniès.....
— Boun appétit, trabaillayrés,
Counfrays dé Minjo-quand-n'a,
S'aouem gagnat éd dinna,
Cantem ad trufayrés...
AU REFRIN |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Ding dong !
Les jours cependant
Iront s'étirant
Puis se retirant.
Mais nous, c'est certain,
Aujourd'hui, demain,
Nous n'aurons de pain
Que de notre gain.
COUPLET N°1 :
Simon suivi de Simone
Vient du bois. Il n'en peut plus,
Midi frappe ; tout résonne
Des doux sons de l'angelus.
- Ah ! La charmante musique !
La comprends-tu, dit Simon ?
C'est des cloches le sermon :
Tiens ! je te l'explique.
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Qui promène sur la place ?
Quelques bourgeois désoeuvrés,
Jetant sur quiconque passe
Des mots bien ou mal ouvrés.
- Beau métier pourvu qu'il dure !
Notre-Dame, priez Dieu
Que pour ces messieurs du lieu,
Le soleil s'épure !
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Là-bas qui descend la rue ?
- C'est l'aiguille et le marteau,
La truelle et la charrue,
La cognée et le biseau.
- Mes amis, sui qui travaille
Peut dîner, l'on dînera,
Et gaiement l'ont redira
Au flâneur qui raille...
AU REFRAIN |

[Remonter]
* Tres bergiero / Trois bergères :

- Présentation de cette chanson : Chanson d'amour.
Titre originel : "Trèss goueilléros".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Très goueilléros, sus éd Chucaou,
Ad tour d'un bech houec dé houguèro,
Né débison coumo çotaou :
Jépo qué parlo' ra prumèro :
— S'èro damaïsello, jou,
S'èro damaïsello,
Jou n'aourio grand moucadou
Garnit dé dantello,
S'èro damaïsello, jou,
S'èro damaïsello !
COUBLET N°2 :
Jou, ma foué ! s'a dits alabets,
Catinous éra goueil-ludento,
Dé hè l'amou nou m'accusets,....
Mais anfin, qui n'a sé countento !
— S'èro damaïsello, jou,
S'èro damaïsello,
Moussu qu'en sério Poulou,
Moun galant fidèlo !
S'èro damaïsello, jou,
S'èro damaïsello !
COUBLET N°3 :
Bertranetto, tout simploment,
Mais dab
un suspir dé tristesso
Ah ! jou, s'adits, boun plaçoment
N'aourio leou het dé ma richesso !
— S'èro damaïsello, jou,
S'èro damaïsello,
Papy bé n'a patit prou !
Sa fourtuno hé-lo !....
S'èro damaïsello, jou,
S'èro damaïsello ! |
COUBLET N°1 :
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
. |
COUPLET N°1 :
Trois bergères, sur le coteau,
Auprès d'un beau feu de bruyère,
Causent en tournant le fuseau...
Josette parle la première :
- Demoiselle si j'étais,
Si j'étais demoiselle,
Tous les jours je porterais
Bonnet de dentelle,
Demoiselle si j'étais,
Si j'étais demoiselle !
COUPLET N°2 :
- Soyons franche, dit à son tour
Catherine dont l'oeil pétille :
Je me défends contre l'amour,
Mais enfin... enfin l'on est fille.
- Demoiselle si j'étais,
Si j'étais demoiselle,
Quel beau monsieur tu serais,
Ô Paul, mon fidèle !
Demoiselle si j'étais,
Si j'étais demoiselle !
COUPLET N°3 :
La troisième, tout simplement,
Mais en soupirant de tristesse,
Parla ainsi : "Quel bon placement
Moi je ferais de ma richesse !"
- Demoiselle si j'étais,
Si j'étais demoiselle,
Pauvre père ! Je dirais :
Prends mon escarelle !
Demoiselle si j'étais,
Si j'étais demoiselle ! |

[Remonter]
* Tres mot de Simoun / Trois mots de Simon :


- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "Trés mots dé Simoun".
Autres orthographes possibles : "Tres mots de Simoun".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en octobre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiées en octobre 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
Un dió de hèsto reserbado,
Pai Simoun qu'a tastatch et bin,
Tròbo de drollos io parrùado
Que danson at miéi det camin. . .
— Iè, ça dits, dansats,
migounhos ;
Nou dansaran pas tousténs ;
Nani, nani, mainadounhos,
Tout edj an n'é pas printéns !
COUBLET N°2 :
Mès lounh, Jùan tout blu de coulèro,
Dab sa hènno que s'arrespoun. . .
D'un cap adj aute de carrèro
Atau les predico Simoun :
De patacs quan tu l'ahournos,
Praube Jùan, nou-i pénsos cap !
Quin nou bôs, tu que de-tournos,
Nou-t haço bôssos en cap ?..
COUBLET N°3 :
Simoun deja barro sa porto...
En cantan passo trés goujats ;
A péno se camo les porto...
— Messius, dits Simoun, adichats !
A bous béi ja boui qu'on pénje
Qui dits qu'et bin nou hè bén ;
Mès brembàts-bous que diménje
Que finis
quan dilus bén ! |
COUBLET N°1 :
.
COUBLET N°2 :
.
COUBLET N°3 :
. |
COUPLET N°1 :
Un jour de fête réservée,
Somin qu'égaie un peu le vin,
De filles trouve une couvée
Dansant au milieu du chemin.
- Eh ! Dit-il, dansez, fillettes !
On ne danse pas toujours ;
Non, non, mes poulettes :
Le printemps compte ses jours !
COUPLET N°2 :
Plus loin, Jeannot, bleu de colère,
A pris aux cheveux sa moitié...
Simon, qui le regarde faire,
Lui dit d'un ton plein de pitié :
"Pauvre Jean, quand tu la rosses,
Prends bien garde à quelque affront !
Ne craindrais-tu pas les bosses
Qu'elle peut faire à ton front ?".
COUPLET N°3 :
Simon s'arrête sur sa porte.
Passent trois drilles en chantant ;
À peine si jambe les porte...
"Messieurs, dit Simon gravement,
À vous voir qu'on mette en tranche
Quiconque du vin médit !
Mais sachez que le dimanche,
Quand le lundi vient, finit !". |

[Remonter]
* Troumpeto de bos / Trompette de bois :

- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "Troumpetto dé bouès".
Autres orthographes possibles : "Troumpeto de buès".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 :
En cantan pensos-tu qu'éra bito sé gagné ?
Bos-té cara, gaouec ? féniant, bos-té cara ?...
- A soun télè toutun Simoun qué cantara ;
Moussu Corsec, s'é bo, qué bisqué, qu'arrougagné!
REFRIN :
Troumpetto dé boués, cap dé soun ;
Machanto gent, cap dé cansoun !
COUBLET N°2 :
Hourmigo, j'ad sabem ! né cansoun né cantico
Nou't' podén agrada ; toun goust n'é pas aquiou.
Cantarios entrètan qué panos mort et biou !...
Abaré ni boulur nou 's ' chaouton dé musico.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Aoudets ta poulidous, trabaillurs et cantayrés,
D'enténé bosto bouts, ah ! qui nous'sént hurous !
Mais pracò, nou pensets, aymablés aoudérous,
A 'ra cerp, ad gaüs d'enségna bostis ayrés.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
Goujats dé moun pays, qué tout pot s'y desbridé !
Bech arréfren n'arrend éd praoubé mès countent,
Edj'oubriè mès hort, éd souldat mès balent.
Dé bous aoutis jamès arrès nou pouyra didé.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
Maynado, tu taben ,sé bos esté charmanto,
Canto dé bien boun cor, et toustens, et pertout ;
En camp, éna maysoun, éna gleyzo surtout ;
Et messido-t', crey-mé, d'homé qui bric nou canto.
AU REFRIN |
COUBLET N°1 :
.
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°4 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°5 :
.
AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
Est-ce en chantant, crois-tu, que l'on gagne sa vie ?
Silence, paresseux ! Te tairas-tu, croquant ?
- À son métier Simon chantera, cependant ;
Monsieur GOBSECK peut bien n'en avoir pas envie...
REFRAIN :
Trompette de bois, pas de son ;
Méchante gent, pas de chanson !
COUPLET N°2 :
Fourmi, nous le savons, n chanson, ni cantique
Ne plaisent à tes pairs de goût spéculatif.
Toi, pourrais-tu chanter, qui pilles mort et vif ?
Avare ni voleur n'ont souci de musique.
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
Pauvres petits oiseaux, qui venez sous l'ombrage
Célébrer par vos chants le travail et l'amour,
N'ayez aucun espoir d'initier un jour
Le hibou, la chouette à votre doux ramage.
AU REFRAIN
COUPLET N°4 :
Enfants de mon pays, chez vous qu'il trouve asile
Le gai refrain qui rend
le pauvre plus content,
Le travailleur plus fort, le soldat plus vaillant.
Dites à ce muet qui croupit dans sa bile.
AU REFRAIN
COUPLET N°5 :
Fillette, si tu veux être encore plus charmante,
Que ta voix retentisse, à toute
et partout,
Aux champs, à la maison, dans le temple surtout ;
Mais passe toujours loin d'homme qui point ne chante.
AU REFRAIN |

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* Vaco perdudo / Vaches perdues / :


- Présentation de cette chanson : .
Titre originel :
"Bacos perdudos".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet" ; puis en juin et en août 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
- Musico / Musique : Composée par André BOUÉRY (1821-1879) ?. Publiée en juin 1941 dans "Era bouts dera mountanho".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
REFRIN :
Roujéto, Mouréno !. . . (Bis)
Se Lou-Diable nou las encadéno,
Diguéts-me qui las tenguera ?. . .
È jou, praubin, après tant de péno,
Et biélh Jùan qu'em trucara!. . .
Roujéto, Mouréno !. . .
Et bièlh Jùan qu'em trucara !...
Oïda !
COUBLET N°1 :
Et droullòt dera Cramado
Qu'è troubat per moun malur !
Dab sa crabo despariado
Qu'arrôdo coum'un boulur. . .
Per io partido de calama
Mas bacos ét m'a hèt quita !. .
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
Se per petit ôn se biro,
Arroujéto que s'en ba. . .
Mouréno seguis
de-tiro
A diôs ouros adj enlà. . .
E jou nou pôdi harreleida
De tant trouta de tant crida...
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
Après bintocinc courrudos,
Arrés nou m'a bist enlôc
De mas bacos bien
perdudos
Ni cùó, ni côrnos tapôc ! . . .
Carcin ! Qu'ei bau. . . , oui, qu'em bau nega !
Nou !. . . Qu'è sudatch de tant cerca !. .
.
Darnié REFRIN :
Roujéto, Mouréno !. . . (Bis)
Se Lou-Diable nou las encadéno,
Diguéts-me qui las tenguera ?. . .
È jou, praubin, après tant de péno,
Et biélh Jùan qu'em trucara !. . .
Roujéto, Mouréno !. . . (Bis)
Iè, tè-los en blat moura !...
Bien ba !. . . |
REFRIN :
.
COUBLET N°1 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°2 :
.
AU REFRIN
COUBLET N°3 :
.
AU REFRIN |
REFRAIN :
Blondine, Morène ! (Bis)
Ah ! Si le diable ne les enchaîne pas,
Dites-moi qui le retiendra ?
Et moi, pauvre, qui prends tant de peine,
Le vieux Jean me tancera !
Blondine, Morène ! (Bis)
Le vieux Jean me tancera !
Oui-dà !...
COUPLET N°1 :
C'est le gars de la Brûlée
Qui me cause ce malheur !
Avec sa chèvre pelée
Il rôde comme un voleur...
Au bouchon si nous jouons un sou,
Mes vaches filent... qui sait où ?!
AU REFRAIN
COUPLET N°2 :
Pour peu qu'on les quitte,
Blondine part, trottinant ;
Morène détale ensuite,
La mâtine, en galopant...,
Et moi je dois me supplicier
À courir après, à crier...
AU REFRAIN
COUPLET N°3 :
J'ai couru plus d'une lieue :
Hélas ! Personne n'a vu
Ni la corne, ni la queue
De mon bétail bien perdu !
Que faut-il faire ? Aller se noyer ?
mais non ! Quand on vient de suer...
Dernier REFRAIN :
Blondine, Morène ! (Bis)
Ah ! Si le diable ne les enchaîne pas,
Dites-moi qui le retiendra ?
Et moi, pauvre, qui prends tant de peine,
Le vieux Jean me tancera !
Blondine, Morène ! (Bis)
Dans ce blé, les voilà !
Ça va !. |

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* / :

- Présentation de cette chanson : .
Titre originel : "".
- Paraulo / Paroles : Écrites par André BOUÉRY (1821-1879). Publiées en 1872 dans "Cansous d'éd campanè d'Aspet".
- Musico / Musique : Sur l'air de "".
Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
: |
COUBLET N°1 : .
REFRIN :
.
COUBLET N°2 :
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AU REFRIN
COUBLET N°3 :
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AU REFRIN
COUBLET N°4 :
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AU REFRIN
COUBLET N°5 :
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AU REFRIN
COUBLET N°6 :
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AU REFRIN
COUBLET N°7 :
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AU REFRIN |
COUBLET N°1 :
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REFRIN :
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COUBLET N°2 :
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AU REFRIN
COUBLET N°3 :
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AU REFRIN
COUBLET N°4 :
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AU REFRIN
COUBLET N°5 :
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AU REFRIN
COUBLET N°6 :
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AU REFRIN
COUBLET N°7 :
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AU REFRIN |
COUPLET N°1 :
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REFRAIN :
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AU REFRAIN
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AU REFRAIN
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Version originelle : |
Version provençale en graphie mistralienne : |
Traduction en français
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COUBLET N°1 : .
COUBLET N°2 :
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COUPLET N°7 :
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