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MUSIQUE >> ANALYSE

LES CHANSONS DES FÉLIBRES /
LI CANSOUN DI FELIBRE


* Aristobule (Josèp Lois) BAUX / Aristobulo BAOU
(15/03/1849 - 05/03/1896 à Trets)
dit "Pichon-Mulet", "Le philosophe"

3 chansons

Ouvrier agricole et poète.
Trésorier du Cercle Sainte-Barbe à Trets.
Félibre.

Sa devise : "En priant Dieu, que règne notre Mère !" ("Notre Mère" désignant ici la République).

+ Pour en savoir plus : BNF, TretsActu.

Analyse du style d'A.BAUX : Ses chants et poèmes en provençal illustrent les luttes sociales et les épreuves du bassin minier, notamment la chanson Le pain maudit évoquant les familles de communards.


* La cheinado dóu 14 d'óutobre 1877 / La chaîne du 14 octobre 1877 :

- Présentation de cette chanson : Ce chant est un poème politique dénonçant les pressions effectuées sur les mineurs par les dirigeants de la mine. La mine fermera finalement en 1934.
Autre orthographe possible : "La chaïnado doou 14 ooutobré 1877", "La Cheinada dau 14 Octèobre 1877".
NB : Une "cheinado" a aussi le sens de chaîne de galériens, une troupe de forçats.

- Paraulo / Paroles : Écrites le 28/10/1877 par Aristobule BAUX (1849-1896). Publiées dans "Trets Actu" (Les Amis du Village).

- Musico / Musique : Composée par .

Version originelle :

Version provençale en graphie mistralienne :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
Oou mai vivès, oou mai s'n vis.
Mai coumo lou quatorzé-ooutobré
S'es vist dédins nouestre pays,
Un bèn-fa deis amis de l'ordré.
D'aco, toujours s'en parlara
D'aquello famouso journado.
Et de paire en fiéou, si dira :
Dins Trets, si fagué la cheinado.

COUBLET N°2 :
Vuèt jours à l'avanço, après soupa
Per li fa changea soun ideio,
Li disien : nous trahirès pas,
Et puis li diguéroun la veïo,
Sur leis dès houros dé matin
Coumo uno famillo assemblado,
Vous dounaren un bulletin
Et marcharès à la cheinado.

COUBLET N°3 :
Quoiquo siguen que de malhérous,
Vaqui ce que n'a que diguéroun :
Deven si moustra courajours !
Et puis en phalanges marchéroun
Siéguéroun que septanto-cinq
Quand lou poplé a fa la chamado
Car, de veire uno cavo ensin
Deis ouvriers faire la cheinado.

COUBLET N°4 :
L.

COUBLET N°5 :
B.

COUBLET N°1 :
Au mai .

COUBLET N°2 :
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COUBLET N°3 :
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COUBLET N°4 :
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COUBLET N°5 :
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COUBLET N°6 :
.

COUBLET N°7 :
.

COUPLET N°1 :
Au plus on vit, plus on en voit
Mais comme le quatorze octobre… !!!
On a vécu dans notre endroit
Un bienfait des amis de l’Ordre !
Très longtemps on reparlera
De cette fameuse journée !
Et de père en fils on dira :
« À Trets, ils ont fait la chaînée ! ».

COUPLET N°2 :
Pendant huit jours, après souper,
Pour ôter une idée pareille
Nous leur disions : « Jamais vous ne trahirez ! »
Et puis eux, leur ont dit la veille :
« Vers les dix heures du matin,
Telle une famille assemblée,
Nous vous donnerons un bulletin,
Et vous marcherez en chaînée ! ».

COUPLET N°3 :
Bien que n’étant que des malheureux
Certains eurent l’audace de dire :
« Nous devons nous montrer courageux ! »
Puis, en troupe serrée ils partirent,
Soixante et quinze seulement ils furent.
Dans le peuple la chamade tonnait,
Car c’était voir chose trop dure
Que ces ouvriers en chaînée !

COUPLET N°4 :
Les larmes vraiment jaillissaient
De voir ces pères de famille,
On ne pouvait les comparer
Qu’aux martyrs de la Bastille.
Pour eux, ce fut un coup fatal
De trahir la liberté sacrée.
Certains furent frappés par le mal
Pour avoir suivi la chaînée !

COUPLET N°5 :
Bas peuple, comment es-tu traité ?
Leur volonté est la plus forte !
Pour avoir défendu la liberté
Les trois quarts furent mis à la porte…
Mais gardons confiance en l’avenir,
Si un jour la justice renaît,
Elle aura devoir de punir
Les auteurs de cette chaînée !


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* Lou pan maudit / Le pain maudit :

- Présentation de cette chanson : Après l'écrasement de la Commune de Paris, les gouvernements d'Adolphe THIERS (1797-1877) puis celui dit de « l'Ordre moral », poursuivent la répression. À Marseille, la ville demeure en état de siège jusqu'en 1876 et le général ESPIVENT ordonne les rafles et les descentes de police et fait arrêter des personnes qui s'étaient contentées de manifester seulement le 4 septembre 1870 ! C'est la République qui est visée. L'Internationale est impitoyablement traquée. Mais, après le coup d'état du maréchal MAC-MAHON le 16 mai 1877 et les élections des 14 et 28 octobre 1877 qui donnent une majorité républicaine à la Chambre des Députés, la République est bien établie. Cette chanson d'Aristobule BAUX constitue une illustration des difficultés endurées par les familles des communards emprisonnés ou déportés en Algérie et en Nouvelle Calédonie.

- Paraulo / Paroles : Écrites par Aristobule BAUX (1849-1896).

- Musico / Musique : Composée par .

Version originelle :

Version provençale en graphie mistralienne :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
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REFRIN :
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COUBLET N°2 :
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AU REFRIN

COUBLET N°3 :
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REFRIN :
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COUPLET N°7 :
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* / :

- Présentation de cette chanson : .

- Paraulo / Paroles : Écrites par Aristobule BAUX (1849-1896). Publiées dans .

- Musico / Musique : Composée par .

Version originelle :

Version provençale en graphie mistralienne :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
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REFRIN :
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COUPLET N°7 :
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Version originelle :

Version provençale en graphie mistralienne :

Traduction en français :

COUBLET N°1 :
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COUBLET N°3 :
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Sources bibliographiques :

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